Very Bad Trip 2

Very Bad Trip 2
2011
Todd Phillips

Very Bad Trip fut l’une des plus grandes réussites financières de l’histoire de la comédie avec ses 467 millions $ dans le monde. Un bon gros délire sympathique sur quatre potes ayant la gueule de bois suite à une soirée délurée qui tourne mal. L’annonce d’une suite fut une réelle surprise tant cela semblait opportuniste ou inadapté. Mais après tout, il faut savoir rester ouvert…

Une bonne idée n’arrive jamais seule visiblement : le film est un remake du premier transposé en Thaïlande au lieu de Vegas. Et au lieu de célébrer le mariage de Justin Bartha, il s’agit de celui de Ed Helms avec la magnifique Jamie Chung. Et encore une fois, nos quatre compères, accompagnés ce coup-ci du frère de la mariée, se retrouvent drogués par Zach Galifianakis et seulement trois d’entre eux se réveille à l’hôtel. L’un d’entre eux est porté disparu : le beau-frère. Et à nouveau, le réveil est difficile : l’un est chauve, l’autre est tatoué et la chambre recèle de nombreuses surprises dont un singe. Et comme d’hab, Bradley Cooper doit tout réparer.

Ils n’essayent même pas de faire semblant, c’est le même film. L’intro est la même (Bradley appelle la mariée pour annoncer la terrible nouvelle), le déroulement de la soirée quasi-identique, similarités prononcées au réveil, rebondissements équivalents et du coup attendus puis le même dénouement lors du passage du coup de fil. L’arnaque est totale mais elle est mûrement calculée. Mais même si cette suite est une version améliorée et encore plus folle du premier, ça n’en reste pas moins une copie qui s’en retrouve dénuée de suspense, d’originalité et donc par moment d’intérêt. Le film a pourtant une réelle puissance comique avec notamment le psychopathe Zach Galifianakis qui est à mourir de rire, bien que ça soit parfois un peu lourd. Mais entre ses passages drôles, heureusement nombreux, le film flotte et cette même structure scénaristique ennuie. Cette fainéantise coûte cher au film et malgré sa supériorité, la fête a un goût de déjà vu embêtant. Espérons que la troisième partie sache renouveler la formule ou se sera l’indigestion…

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