L’Âge de glace

L'Âge de glace
2002
Chris Wedge, Carlos Saldanha

Alors qu’est sorti il y a quelques jours le quatrième volet des aventures glacières de l’improbable trio, l’heure est aux remémorations des trois premiers films dont l’histoire commença avec celui-ci, qui connu un large succès tant inattendu que spectaculaire : ce petit film d’animation sorti de nulle part récolta pas moins de 383 millions $, un score phare qui fut d’ailleurs explosé par chacune des suites. Véritable phénomène d’adhésion ou simple divertissement de l’été ?

Le film prend place lors de la dernière aire glacière survenue 20 000 ans avant notre aire. Les humains n’étaient alors qu’au début des homo-sapiens et même s’ils représentaient déjà le plus grand prédateur, leur place sur la chaîne alimentaire n’était pas autant assurée. Le clan venant tout juste d’accueillir un nouveau né, il représente une source facile de nourriture pour les meutes de tigres. Mais alors que Diego (Vincent Cassel), un des tigres, avait coincé la mère et son fils, elle se jeta du haut de la cascade. Plus bas, étant mourante, elle confie son bébé à un mammouth : Manfred dit Manu (Gérard Lanvin). Avec son boulet et protégé Sid le paresseux (Elie Semoun), il décide de rapporter l’enfant à sa famille. Diego, ayant retrouvé sa piste trop tard, choisit d’être leur guide pour mieux les surprendre.

Comme la plupart des films d’animations, le film se construit autour d’une histoire minimaliste et compte sur sa dose d’humour pour rassembler les foules. Le film se contente ici de transposer une histoire d’amitié se formant autour d’une quête (ramener le bébé) à l’époque de la dernière aire glacière. C’est très limité d’autant que les 1h20 du film sont loin d’être une avalanche d’informations. Une fois les trois personnages posés, on ne fait que suivre une légère évolution psychologique : Manu doit devenir gentil, Sid nous faire rire, et Diego changer de camp. Tout est prévisible et le principe flotte rapidement. Heureusement, le film se rattrape sur son comique : pas très fin mais efficace. Mise à part l’emblématique Scratch dont les mésaventures sont cultes et originales, bien que ça tourne vite en rond, le reste est du grand classique pas très fin : coup du gros dur et de la victime, Sid qui tombe, Sid qui se fait casser la figure, Sid qui se fait rabaisser, oups ça crac, etc … Mais grâce à un casting vocal sympathique, la sauce prend bien. En revanche les pauvres tentatives émotionnelles sont ratées. Côté graphismes, c’est assez beau et propre et les animaux sont aisément reconnaissables. Par contre, les humains sont assez atrocement modélisés et on en remercie leur faible présence. En somme, le film est assez creux mais suffisamment drôle pour franchement divertir et son univers est rafraîchissant.

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