Ella au pays enchanté

Ella au pays enchanté
2005
Tommy O'Haver

Souvent quand on choisit un film, on se fait la réflexion qu’un film pas trop prise de tête serait une bonne option et le genre comédie étant le plus prolifique, le choix ne manque pas. Mais c’est aussi le genre le plus fourni en navets et à force, toutes les romance se ressemblent et si les français ne sont plus autant Splendides que dans le temps, les recettes américaines tournent en boucle. Du coup, un conte de fée à mi-chemin entre Cendrillon et Shrek et en live, ça paraît être une bonne idée.

Et effectivement, la base de l’histoire est amusante et inventive dans son approche. Tel La Princesse aux bois dormants, le film commence par la naissance d’une fille, Ella (Anne Hathaway), qui se verra offrir un pouvoir de par sa marraine : le pouvoir d’obéissance, jugé pratique pour élever un enfant. Dès que quelqu’un lui immisce un ordre, elle s’exécute sans rien pouvoir y faire. Une malédiction avec laquelle elle a apprit à vivre, du moins jusqu’au remariage de son père quelques années après la mort de sa mère. Très vite, ses deux belles sœurs vont prendre conscience de sa servitude et en abuser comme il se doit. Cette fois c’est décidé, qu’importe ce qu’il en coûte : elle doit retrouver sa fée pour annuler le sort.

C’était pour ainsi dire une mine d’or comique ce « pouvoir » mais il aurait pu être à double tranchant et les dérives sont facilement devinables. Mais pas de soucis, le début tire très bien avantage de la situation et amorce le film efficacement. Puis pour pimenter l’intrigue, le film ajoute comme tout bon conte de fée l’éternel prince charmant (Hugh Dancy). Le comique d’esclavagisme passe donc à un humour plus classique avec tout les clichés connu du méchant roi à la pauvre créature incomprise en passant par la lutin reniant les traditions. Et là c’est le drame : mise à part une Minnie Driver peu présente, le film est entièrement porté par Anne Hathaway, les autres semblant sortir de téléfilms. Le charme de cet univers coloré opère toujours mais l’humour s’effrite avec le manque d’originalité. Tout cela n’est pas sans rappeler un certain Blanche Neige, bien qu’ici, faute de budget, certains effets font peine à voir et ça n’aide pas à la cohérence du film. Bref, le film est sympathique et son concept de base est bon mais le résultat fait beaucoup trop amateur.

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