Le Maître d’armes

Le Maître d'armes
2006
Ronny Yu

Très grand fournisseur de films, l’Asie nous glorifie régulièrement d’épiques films de guerre (Mulan), d’histoires magnifiques (Mémoires d’une geisha) et aussi d’impressionnants films d’art martiaux, genre qui peine néanmoins à se renouveler. Justement élément central du film, les arts-martiaux seront ici représenté par Huo Yuanjia (Jet Li), grand personnage historique chinois qui réunifia le cœur du pays autour de cette pratique dans une période de morosité dû à une forte occupation étrangère.

Le film prend donc place en 1878 (et ce fini en 1910) lors de l’enfance de Huo Yuanjia alors que sa famille tente d’instaurer un nouvel art-martial : le JingWu (Wushu). Mais la défaite de son père changea la donne et Huo décida de vouer sa vie à la quête de puissance et écraser ses adversaire et ainsi obtenir la reconnaissance que son père n’a jamais eu – et n’aura jamais puisqu’il mourut peu après -. Plus les années passaient et plus ses victoires était écrasante, comme son arrogance et sa vanité qui furent sans limites. Et alors qu’il devint enfin le maître de sa région, un ami d’une de ses victime assassina sa mère et sa fille. Anéanti et meurtri, Huo va méditer sur son sort et sur ce qu’il peut apporter au monde pour laver ses pêchés.

Comme dans tout bon film du genre, on nous présentera une petite ville magnifique avec l’architecture asiatique classique si remarquable. L’image est soignée et les combats aussi entre les acrobaties impressionnantes, les attaques détournées et la sensation de réalisme des affrontements. Mais avec tout ce qui a déjà été fait par le passé, cela ne permet pas au film de sortir du lot. La faute à un héros antipathique dont la situation n’intéresse pas entre un premier but peu honorant puis une repentance difficile à avaler. On excusera son milieu mou grâce à un rythme globalement excellent mais avec un scénario ne traversant pas les frontières, des acteurs nullissime (à moins que ça ne vienne des doublages) et des combats chouettes mais très loin des références du genre, le film peine à décoller. On passera assurément un bon moment mais qu’on aura vite fait d’oublier.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.