L’Âge de glace 4 : La dérive des continents

L'Âge de glace 4 : La dérive des continents
2012
Steve Martino, Mike Thurmeier

L’une des plus prolifiques saga d’animation revient pour refiler sa dose de bêtise préhistorique pour amuser les enfants et endormir les parents. L’idée de départ étant presque mauvaise et les différentes suites n’ayant apporté qu’amoindrissement et ennui, on ne pouvait pas espérer grand chose de ce qui s’annonçait comme encore un film de trop. Mais sait-on jamais…

Comme tout Âge de Glace, le film commence par les gaffes de l’éternel Scrat, mais avec cependant ici des conséquences beaucoup plus grave : la Pangée. Les plaques des continents se fracturèrent, entraînant la destruction de nombreuses parcelles de terre et mettant en danger les habitants. Les montagnes tombèrent dans l’océan et dans la cohue et la peur, Diego (Vincent Cassel), Sid (Elie Semoun) et Manny (Gérard Lanvin) vont se retrouver séparés des autres et seront condamnés à dériver à jamais. Pour toujours ? Non, ils seront vite repérés par le sanguinaire capitaine Gutt (un orang-outan) et son équipage de mercenaires. Mais pas pour les sauver !

Aie aie aie… Après une énième connerie à la Scrat qui commence sérieusement à sentir le réchauffé, le film part sur un mélange de film catastrophe à la 2012 et une aventure de pirates à la Pirates des Caraïbes. Son statut de film d’animation comique ne lui permet malheureusement pas de jouer dans cette cour et pire encore, l’histoire fait tâche dans cet univers. Et de toute façon, mise à part Shira la tigresse, l’équipage du bateau-iceberg est lamentable tant au niveau design que charisme. Le film se perd d’ailleurs énormément dans l’avalanche de nouveaux personnages dont seules Shira et Pêche (la fille de Manny et Ellie) sortent du lot de par leur côté mauvais comportement nuancé par un bon fond et avec un effort graphique bien venu. Il n’y a d’ailleurs presque plus que là où le film fait fort et sauve les meubles. Si les graphismes sont une fois encore très beaux avec une certaine maîtrise de l’image, bien que la 3D soit nulle, l’humour qui avait fait la marque de fabrique de la saga faiblit et s’efface face à la lourdeur de certains passages. Le film accumule d’insupportables clichés sur les ados avec Pêche et aucunes blagues / humiliations ne sont oubliées, c’est affligeant. C’est bien simple, malgré une salle remplie d’enfants, seule une poignée a rit et ce seulement trois fois lors des âneries redondantes de Scrat. Mais au final le film fini par briller là où on ne l’attendait plus avec un final plutôt costaud, inattendu et pas trop mielleux. Mais le mal était déjà fait : scénario ultra-classique, prévisible et rythme à la traîne. On peut le dire, plus de la moitié du film est tout juste ennuyeuse voir chiante et même si ça se regarde, ne serait-ce pour l’image, il faudrait voir à arrêter les frais ou bien embaucher des scénaristes. Et vite !

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