Jusqu’à ce que la fin du monde nous sépare

Jusqu'à ce que la fin du monde nous sépare
2012
Lorene Scafaria

Tout le monde le sait, les mayas ont prédit la fin du monde le 21 novembre 2012, ce qu’on confirmé certains scientifiques pensant que notre soleil sera aspiré dans un trou noir et autre histoires de rayonnement solaire. Qui vivra verra… rien. Une grosse ânerie de plus. Encore est-il que, sans en évoquer la date exacte, le film nous lâche dans une époque contemporaine où la Terre serait menacée d’extinction d’ici 21 jours à cause d’une météorite de 110 kilomètres de diamètre. Et l’armée ayant échoué sa mission de sauvetage, notre fin est imminente. Qui a dit opportuniste ?

On suivra donc Dodge (Steve Carell) pour ses derniers jours sur Terre. N’ayant rien à quoi se rattacher, il continu sa vie de dépressif en allant au boulot, vide, et reste chez lui, seul. Mais finalement, un soir à 14 jours de la fin, il ouvre sa fenêtre à sa voisine en pleure, Penny (Keira Knightley). 22 ans plus jeune et complètement déjantée et dérangée, elle va néanmoins lui apporter l’espoir : une lettre de son amour de jeunesse qui était dans la mauvaise boîte. Voulant l’aider, elle décidera de l’accompagner.

L’idée de base est intéressante : voir la fin du monde du point de vu de citoyens ordinaires. Tout le monde  devient un peu fou et prend la vie à la légère et certains passages en sont drôles comme le patron démissionnaire, les parents initiant leurs jeunes enfants à l’alcool et aux drogues ou les présentateurs télévisés décontractés. Mais tout cela sera vite plombé par l’incroyable dépression de nos héros, des suicides et autre ambiance de merde. Il semblerait que seule la drogue permette de redonner le sourire, bien que forcé. Et du coup, cette morosité gagne très vite le spectateur. Mais en même temps, c’est plutôt réaliste bien que la violence et la débauche ne sont qu’à peine effleurés dans une version censurée : pas de nudité ni de meurtre en série et encore moins de viols et autres faits malheureusement incontournables dans une telle situation. Et les surprises ne seront pas nombreuse dans ce film, surtout en ce qui concerne la fin : la mort. Pas d’échappatoire, pas d’espoir. Et même ceux qui souhaiterait voir une magnifique romance seront déçus : leur amour n’a pas beaucoup de profondeur. Si le film est assez bien fait, l’intérêt de voir quelque chose d’aussi déprimant ne saute pas aux yeux. Sauf peut-être aux fabriquants de Prosac…

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.