Assassin’s Creed

Assassin's Creed
2008
PC

Considéré comme un pilier du royaume des jeux vidéos moderne, la saga Assassin’s Creed fait parti de celles que j’ai salué de la main à chaque sortie sans jamais m’y plonger, malgré des critiques des plus élogieuses. Il faut dire que la Palestine au XII° siècle ne m’attirait pas outre mesure. Mais bon, avec une saga s’achevant le 22 novembre prochain, autant s’y lancer.

Graphisme : 15/20

Pour ceux qui ne se la remette pas bien, la Palestine est une terre sableuse composée de dunes et quelques montagnes, ponctuées de temps à autre par de pauvres buissons et de petites rivières. Le royaume à visiter est donc très répétitif et vide, pas très facile pour se repérer, d’autant que les mini-villages qu’on croise sont tous les mêmes et qu’on croise tout le temps des garde-poste identiques, avec douze tours d’observation elles aussi identiques. Néanmoins, on appréciera la grandeur offerte, bien qu’elle ne soit pas non plus l’une des plus grandes qui soit. On retrouve aussi cette sensation d’immensité dans les trois villes principales : Damascuis (Damas), Acre (St Jean d’Acre) et Jérusalem. Ses villes fourmillent de vie, de détails et en ressortent resplendissantes. Mais cela a un coût : quelques textures baveuses, des bugs et une modélisation faciale assez laide. De plus, si chaque ville possède ses propres caractéristiques, on aura tendance à les confondre tant elles se ressemblent. Il y a néanmoins un moyen de s’y retrouver : Acre est au bord de la mer et Jérusalem n’a aucunes belles édifices ni aucunes hauteurs. Heureusement qu’il y a la carte… L’ensemble reste tout de même très agréable pour la rétine.

Jouabilité : 14/20

La note peut sembler des plus sévères mais la liberté n’excuse pas tout. Si on peut, à première vu, presque tout faire, on se rend rapidement compte que cette liberté est fictive. Le simple fait de courir dans les rues peut vous amener des dizaines de gardes sanguinaires mais d’un autre côté, marcher ou se dissimuler est atrocement frustrant tant le temps s’écoule au ralenti. Ne reste alors qu’un chose : courir sur les toits. Le problème, c’est que les échelles sont rares et que bien des textures ne sont pas possibles à escalader. Et si par malheur un soldat vous croise en pleine ascension et vous balance une pierre, ça peut devenir très vite gonflant. Pire, au début quand votre barre à ADN est faible, chaque chute risque d’être mortelle. Mais même à 20 barres, nombreuses seront les chutes mortelles, surtout quand à la sortie d’un point d’observation la caméra fait des siennes. Cette caméra sera aussi votre pire ennemie durant les phases de combats. Si les premiers gardes sont d’une connerie affligeante, plus les séquences augmentent, plus leur robustesse, leur agilité et leur réactivité augmentent. Leur nombre est lui aussi exponentiel, contrairement à votre progression, plutôt lente et rapidement bloquée. Et quand on se retrouve en pleine mêlée et que la caméra va se loger derrière un arbre, c’est la mort assurée. mais de toute façon, les chose se goupillent rarement bien et même une mêlée à quatre peut tourner à la boucherie quand ils attaquent en même temps. L’une des batailles finales incluant une dizaine de bourrin s’en retrouve atroce. Pour ce qui est des armes, on retrouvera la lame rétractable, efficace pour tuer discrètement les ennemis, l’épée, d’une lourdeur infâme, et les couteaux, inutiles car impossibles à lancer en mêlées. On aurait aimé avoir droit aux arcs, qui auraient pu se révéler très pratique, d’autant que les gardes perchés sur les toits en abusent sans vergogne. Pour ce qui est des missions, c’est extrêmement rébarbatif : débloquer un quartier, le visiter (point d’observations + civiles à secourir), effectuer des missions (enquête/interrogatoire, dérober, course, assassinat, protection) puis tuer la cible. Jubilatoire dans un premier temps, le concept lassera vite… À noter aussi la lourdeur des déplacements de Desmond, un vrai calvaire.

Durée de vie : 17/20

En ligne droite, le jeu se termine en 20 heures, et plus près de 30 pour espérer tout finir. je dis bien espérer car avoir tout les drapeaux est strictement impossible. Si sur les 420 vous dépasser les 300, estimez vous heureux. – C’est un peu comme les items cachés dans les GTA. – Mais de toute façon, cela ne vous apporterai rien puisque même en ne faisant que 2 missions sur 6 à chaque fois pour avoir le droit de partir exécuter la cible, les 20 barres à ADN seront larges.

Bande son : 15/20

Assez discrètes les musiques n’ont rien de mémorable, sauf peut-être dans une certaine discussion vers la fin où elle recouvre presque intégralement les paroles. Mais à la place, on nous gratifie d’une ambiance sonore des plus réalistes et vivante. Pour ce qui est des doublages, c’est une grande réussite bien qu’on notera une sur-exploitation de certains d’entre eux.

Scénario : 14/20

Dans un futur indéterminé, une société du nom d’Abstergo a kidnappé un certain Desmond Miles, membre de la très ancienne confrérie des assassins qui vit selon le principe de paix qui nécessite parfois le meurtre de certains gêneurs. Cette société prône aussi la paix mais d’une tout autre manière : elle souhaite l’imposer au peuple par soumission et dictature. Héritière des valeurs de Templiers, elle a mit au point une bien étrange machine : l’Anima. Les séquences mémoires seraient d’après eux codées suivant le principe quantique évolutif dans l’ADN et ainsi chaque descendant hériterait d’une mémoire dormante de chacun de ses parents jusqu’à sa conception ainsi de suite. Cette machine permet de revivre les éléments du passé, et donc pour Desmond de révéler les savoirs de son ancêtre Altaïr, servant la confrérie au XII° siècle en Palestine. Le but étant de retrouver un ancien trésor perdu. L’histoire est surprenante et bien ficelée mais ne vaut rien scientifiquement et termine malheureusement en queue de poisson, frustrant les joueurs jusqu’à sa suite.

Note Globale : 15/20

Si les différents éléments de l’histoire semblent obscures et ne justifier qu’à moitié cette aventure, on prend malgré tout beaucoup de plaisir à la découvrir. Artistiquement très inspiré, le jeu offre des environnements très détaillés et incroyablement vivants qui permettent une multitudes d’interaction, bien qu’assez imprécises et sujettes à des bugs. Et pour un jeu qui nécessite autant de combat, son système est carrément lourd à digérer et ne marche que de façon purement aléatoire. On restera aussi sur notre faim car si l’univers est vaste, les missions qu’il nous impose sont vite rébarbatives puisqu’on réitérera une dizaine de fois la même suite de missions. Si le jeu est amusant et part d’un excellent principe, il ne tient pas toutes ses promesses : histoire incomplète et brouillonne, liberté traître, blocages énervants et agressivité et multiplicité des gardes exacerbante. J’espère que les suites rendront l’expérience plus enrichissante…

Ce contenu a été publié dans Critiques, Jeux vidéo. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.