Resident Evil

Resident Evil
2002
Paul W.S. Anderson

Alors que dans quelques jours débarque sur nos écrans le cinquième et avant-dernier volets des aventures de Alice Vs les morts-vivants, il était grand temps de laisser une seconde chance à cette saga, boudée depuis son troisième film. Il est vrai que ce soit pour le film ou les jeux, le domaine de l’horreur a plus d’impact à mes yeux dans un Silent Hill, bien plus recherché et oppressant.

Ce premier film, pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, raconte les origines des morts-vivants, emblème de la saga. Dans une ville des Etats-Unies, Racoon City, se cache un complexe de recherche travaillant sur des projets secrets d’armes bactériologiques. Ce lieu appelé « la Ruche », appartient à la Umbrella Corporation, qui a mit à sa tête une intelligence artificielle : la reine rouge. Sur le marché noir, leur dernière découverte biologique vaut une fortune et certains hommes ne peuvent y résister (James Purefoy). Et avant de s’enfuir avec le virus, il en relâcha un échantillon dans la Ruche, activant le système d’autodéfense de l’IA. Craignant une épidémie, elle condamna à mort l’ensemble des chercheurs et employés. Chargée de la protection du manoir, entrée de la Ruche, Alice (Milla Jovovich) se réveilla amnésique. Et avec une milice (menée par Michelle Rodriguez) dépêchée sur place, elle doit enquêter sur l’incident. Mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que le virus, une fois implanté, permet de réactiver un corps mort. En effet, le cerveau d’un mort émet des impulsions électriques durant trois mois après le décès. Si leurs corps se décomposent, une chose persiste, le besoin le plus élémentaire : manger !

Le film démarre de façon inespérée : bases intelligentes, musique mémorable (probablement issue du jeu-vidéo), et mise en scène ingénieuse. L’histoire intrigue, passionne. D’un calme inquiétant, les trente premières minutes du film donne un ton oppressant et les différents mystères nous envoûtent. Entre une réalisation agréable, des plans parfaits, des personnages travaillés et un univers cohérent, le film avait tout d’une immense réussite. Mais avec la désactivation de la reine rouge, le film nous dévoile ses malheureux morts-vivants d’une banalité démoralisante. À partir de là, le film se noie dans un classique survival-horreur pas très intéressant. Comme d’habitude, on se désole de voir tant de morts prévisibles et maladroites. La scène du train nous entraîne bien bas et montre les limites budgétaires avec ses effets spéciaux ratés. Heureusement, la fin, bien que désarmante de bêtise, sauve ce qui restait grâce à son actrice désœuvrée dans un monde dévasté, le tout bercé par cette musique d’exception. Du coup, on reste mitigé entre le désir de voir la suite et la déception d’avoir vu une histoire à ce point quelconque dans un emballage pourtant parfait.

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