Happy Few

Happy Few
2010
Antony Cordier

Derrière ce titre anglophone se cache bel et bien une pure comédie française qui part d’un principe assez incongru, choquant, et qui laissera néanmoins un arrière goût de déjà-vu : deux couples, Marina Foïs / Roschdy Zem et Nicolas DuvauchelleÉlodie Bouchez, se lient d’amitié, et plus encore. Bref du couple échangiste qui va dévier vers l’orgie de chez grosse partouse. Mais chose inédite, aucun d’eux ne ressentira de scrupules et cela n’affectera pas leurs relations : l’infidélité sans remords.

Si le principe du film est assez simple, son caractère immoral en refroidira plus d’un. Et pourtant, il est évident que cette histoire sent le réchauffé puisque j’avais déjà vu la même histoire, mais probablement d’une nationalité anglophone. Ce pseudo pitch de départ, de franchement mauvais goût pour toute personne intègre, n’évoluera pas d’un iota, un comble pour quelque chose d’aussi mince. Du coup, si on se laisse accompagné par ce qu’on suppose être un double coup de foudre, on ne pourra qu’être déçu par cette tournure malsaine et répréhensible, bien que les anciens grecs n’y verraient là qu’un quotidien banal. Et la moralité abjecte du film ne pourra pas tellement compter sur des qualités cinématographiques indéfectibles car si les acteurs ne sont pas mauvais, il manque du rythme et du style. Le résultat est à l’image de son scénario : une mauvaise idée.

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