Cowboys & envahisseurs

Cowboys & envahisseurs
2011
Jon Favreau

L’invasion extraterrestre a inspiré de nombreux films et une chose est sûr, si un jour la Terre subie une invasion hostile, on sera dans une sacrée merde. À chaque fois qu’on s’en sort, c’est de la chance (Independence Day / Evolution), du hasard (La Guerre des mondes / Signes) ou un malentendu (Mars Attack ! jeu de mot auditif). Alors imaginez le massacre si on était encore moins évolué que maintenant, par exemple au Far West ? C’est en tout cas le sujet du comics dont ce film s’inspire, avec aux commandes Jon Favreau, qui a fait ses preuves en matières de blockbuster. On imagine donc bien l’utilisation efficace de ses 163 millions de budget.

Nouveau Mexique, XIX° siècle. Jake Lonergan (Daniel Craig) se réveille en plein désert et ne sait ni qui il est ni pourquoi il est là, avec à son poignet un étrange bracelet métallique. Une fois en ville, il apprend qu’il est recherché et se fait capturer. Mais alors qu’on allait le remettre aux hautes autorités, la ville est victime d’une attaque extraterrestre et une grande partie des habitants se font enlever. Son bracelet se mit alors en marche et lança des lasers sur les ennemis. Pour savoir ce qui c’est passé, Jake s’alliera avec le parrain du coin : Col. Woodrow Dolarhyde (Harrison Ford).

Effectivement, avec des critiques très moyennes et un ratage complet dans les salles, le constat ne pouvait pas être excellent, mais on échappe au pire : le mélange western / science-fiction fonctionne plutôt bien. Certes, leurs motivations sont minimes et il n’y aura pas d’autre forme de scénario, mais leur design est à la fois original et réussi. Graphiquement, on ne trouvera rien à reprocher au film. Le problème, c’est réellement le fond : les personnages sont assez insipides (bien que charismatiques pour le duo d’hommes sauveurs de l’humanité), surtout en ce qui concerne Paul Dano, inexistant, et Olivia Wilde, débile et ridicule. Ça manque de rythme et la fin est plutôt mauvaise, mais on est entraîné par l’histoire et Daniel Craig justifie à lui seul une grande parti du film. Pour peu qu’on ne se pose pas trop de questions et qu’on se concentre sur l’image, le résultat passe relativement bien.

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