Douma et ses amis

Douma et ses amis
1989
Jeff Blyth

Quand on voit les vieux films d’animation de Disney, on constate bien souvent que tout leur charme se perd dans le vide qu’était leur marque de fabrique : pas d’histoires qui ne tiennent en plus d’une ligne. Ne reste alors que la bêtise et la naïveté. Et ici, on nous le sert à l’habituelle sauce animalière :

Une famille américaine déménage au Kenya, terre sauvage regorgeant d’animaux féroces. – Ne vous demandez surtout pas les raisons du déménagement, les « scénaristes » ne le savent pas eux mêmes. – Leur deux enfants, qu’ils traitent comme des demeurés alors qu’ils approche des 18 (mais c’est en fait normal : ils ne dépasse pas les dix ans d’âge mental à eux deux), passent leurs journées avec un pygmée dans la savane, et ont adopté une léopard. Mais au moment de rentrer chez eux, alors qu’ils voulaient la relâcher  en pleine nature, elle se fait capturer. Ils décident alors de ne pas prendre l’avion et d’aller plutôt seuls dans la brousse en marchant au hasard en espérant retrouver leur animal, sur les conseils de leur ami.

Bon, d’accord, l’histoire est inexistante, on pouvait d’ailleurs s’y attendre. En revanche, rien ne pouvait préparer à un tel niveau de connerie entre les enfants alarmant de stupidité, une incohérence de tout les instants, des parents je-m’en-foutisme et des dialogues aussi inadéquats que débiles. Avec le petit noir qui balance des expressions du coin aléatoirement et les deux jeunes qui réagissent comme des ahuris et sortent des phrases tellement abruties, on se demande franchement si le film n’a pas été écrit par un enfant de cinq ans. Chaque situation rencontrée surclasse immanquablement la précédente en terme de connerie et ça use. Et le summum du ridicule sera atteint à la fin avec les adieux les plus lamentables du  cinéma. L’amateurisme frappe à tous les niveaux : faux-raccords intempestifs, doublages caricaturaux, acteurs indigestes, scénario anecdotique et mise en scène digne des pires documentaires. Ceux qui espéraient y trouver une belle histoire poétique entre l’homme et l’animal pouvaient difficilement plus se tromper.

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