Docteur Patch

Docteur Patch
1999
Tom Shadyac

Il en faut parfois peu pour se réjouir d’un film avant même qu’il ne commence : Robin Williams, acteur principal d’un film tiré d’une histoire vraie. Ça illustre aussi bien le film, puisqu’il est axé sur la philosophie de vie et la manière d’appréhender le contact humain.

Le film commencera loin de toute gaîté ou légèreté : Hunter Adams (Robin Williams), un quadragénaire dépressif, se fait interné volontairement après une tentative de suicide. Mais aucune aide ne lui sera fournie : les patients sont laissés pour compte et les médecins les écoutent oisifs. Et en une journée à écouter les autres malades, il  a non seulement réussi à les aider, mais en plus son bénévolat lui a fait oublier ses problèmes. Bien décidé à changer le monde, il retournera en faculté pour y devenir docteur à son tour et prodiguer les seuls soins valables : le rire. Armé d’un nez rouge et de quelques accessoires, Hunter, alias Docteur Patch, fait fit de toutes maladies et cancer en redonnant sourire et joie à tous. Mais ça ne sera pas sans conséquences : ses méthodes non-homologuées lui attireront les foudres du doyen mais aussi de certains élèves peu progressistes (Philip Seymour Hoffman).

Le score du film au box-office mondial représente bien le ressenti du film : 66,7% des recettes (135 sur 202 millions $) proviennent des Etats-Unis. En effet, le principe du film est à double tranchant. Le message du film est très touchant et les rapports qu’il entretient avec ses patients sont très intéressants et font se poser des questions philosophiques sur l’approche qu’on peut avoir, mais à l’instant d’après on subie une clownerie du style « prout », faisant perdre de la crédibilité et de la solidité au film. Mais heureusement, pour faire passer cette mauvaise pilule récurrente, on peut compter sur un bons casting et quelques bons discours à la fin, quand l’émotion est forte, à ceci près qu’on devra composer avec des gags plutôt bas. Bref, si le film possède un vrai fond et une certaine intensité dramatique, le niveau de bêtise est tel que le plaisir en est un peu gâché. Ça reste malgré tout un beau film.

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