Comme Cendrillon 2

Comme Cendrillon 2
2007
Damon Santostefano

Visiblement très content du score en salle et des retours de son Comme Cendrillon, Disney réitère l’expérience. Ne se prétant pas spécialement à une suite, le choix d’un remake s’imposa, d’où le titre VO : Another Cinderella Story. Et histoire de se la jouer encore plus arriviste, Disney associe le même principe (mettre en vedette une star de Disney Channel) avec un nouveau phénomène de mode : les comédies-musicales, bien qu’on se rapprochera plus d’un Step-up que d’un High School Musical.

Comme pour le conte de fée, on retrouvera une pauvre orpheline, Mary (Selena Gomez), qui se retrouve à jouer les esclaves pour son abominable belle-mère, ici ex-star de la musique démodée, et ses deux chippies de soeurs d’adoption. Mais cela ne l’empêche pas de vivre sa passion : la dance, qu’elle pratique en catimini. Mais son talent se révèlera au grand jour lors d’un bal d’halloween où, costumée, elle subjuguera le public avec son duo, emmené par une star de la musique : Joey Parker (Andrew Seeley), jouant les ados « normals » en fréqentant une école publique. Mais à l’image de Cendrillon, son identité est inconnue de tous et le « prince charmant » cherche désespérément son amour.

Transposition du conte dans une nouvelle version contemporaine, le film joue la carte de la dance. Actrice bankable, musiques pêchues, corégraphies endiablés : le ton est donné. Alors forcément, les allergiques au genre n’y trouveront aucun intérêt, d’autant que les quelques passages comiques sont gras, mais les amateurs y trouveront un bon cru bien dynamique et artistique. Selena Gomez, en plus d’être très belle, démontre que son déanché n’a rien à envier à sa voix angélique, et nous livre au passage une petite composition personnelle, bien qu’il soit probable qu’elle ne fasse que l’interpréter, fort sympathique. Du pop rock mélodieux dont les paroles collent bien au film. Côté histoire, rien de plus ni de moins que dans la précédente version cinématographique, donc plutôt limité. Reste donc une histoire poétique qui, visiblement, s’adapte plutôt bien à l’excercice rythmique, de quoi égayer une soirée.

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