Le Chat Potté

Le Chat Potté
2011
Chris Miller (II)

Personnage de conte de fée assez populaire, ce chat roux aux manières humaines a connu une seconde jeunesse avec son passage très remarqué dans Shrek 2 et ses suites, le plaçant même comme une mascotte encore plus charismatique que l’âne. Et étant donné que la saga de l’ogre vert est la plus rentable dans le domaine de l’animation, et de très loin grâce aux américains, c’est tout naturellement que Dreamwork a sauté sur l’occasion pour proposer au public ce spin-off, histoire de relancer de manière détournée cette franchise très lucrative.

Le film nous plonge donc dans l’univers du Chat Potté, orphelin ayant grandi à San Fernando avec son ami Humpty, un œuf, dont il a perdu le contact il y a sept ans, alors que ce dernier l’avait trahis et obligé à l’aider à cambrioler la banque. Mais c’est alors qu’il revint dans sa vie, souhaitant se repentir et reprendre leur rêve de jeunesse : la quête du haricot magique. Deux bandits redoutés en auraient en leur possession : Jack et Jill (mais un couple, et non des jumeaux). Que la chasse commence, miaou !

Les Shrek ne sont pas tous bons, loin de là, et l’idée d’un spin-off n’est pas très prometteur, aussi sympathique que puisse être son héros. Et très vite, ce mélange de film d’animation et western mexicain nous fait penser au pire : Rango. Les blagues ne font pas rire, les accents trop exagérés, l’histoire paraît faiblarde, et le personnage de Humpty fait peur. Non seulement l’idée d’un œuf-humanoïde est mauvaise, mais en plus son personnage est détestable, et mettre un visage dessus est atroce. Et de toute façon, où est passé la magie ? Non parce que de base, seuls les êtres magiques sont humanisés. Alors pourquoi tous les animaux et même des aliments parlent ? Mais bon, à côté de l’aberration à coquille, ça n’est qu’un détail. Heureusement, le tandem Chat Potté / Kitty Pattes-de-Velours marche bien, et le film peut se venter d’afficher des décors splendides, magnifiés par des effets de lumière à couper le souffle. Une petite perle visuelle. Et avec de jolies musiques mignonnes, on en oublierait presque le reste. Mais dès que face-de-cauchemar rapplique ou qu’un dialogue insipide arrive à nos oreilles, on replonge dans la réalité : c’est franchement débile. Et pourtant, le film fut un franc succès. Les enfants sont-ils formatés pour ça ? En tout cas, si vous vous sentez en pleine possession de vos facultés intellectuels, mieux vaut éviter cette niaiserie aux références faciles et à l’histoire anecdotique.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.