Mission : Impossible

Mission : Impossible
1996
Brian De Palma

Mission : Impossible, nous vient d’une série, débarquée sur nos écrans de télévision en 1966. Forte de son succès, elle s’étala sur sept saisons et connu une adaptation cinématographique en 1968, bien que largement ignorée. Une série culte qui tenta un come-back pour célébrer ses 20 ans, mais fut déprogrammée au bout de deux saison, l’équipe se faisant âgée. Et pour ses trente ans, la voilà renaissant de ses cendres, se posant comme concurrente directe aux James Bond.

M:I, c’est avant tout une organisation secrète de défense américaine, dont fait parti notre héros, Ethan Hunt (Tom Cruise). Appartenant à la branche dirigée par Jim Phelps (Jon Voight), l’équipe compte dans ses rangs deux actrices francophones : Kristin Scott Thomas et Emmanuelle Béart. Dans le film, l’organisation est à la recherche de la seconde partie d’un fichier informatique recelant les identités d’agents secrets. Mais lors de sa récupération à Prague, la mission tourne au désastre et tout le monde sauf Ethan et la femme de Jim meurent, la faute à une taupe dans le service. Accusé de l’être à cause d’un virement sur son compte, Ethan décide de prouver son innocence en démasquant lui-même le traître. Pour ce faire, il va devoir traiter avec l’ennemi et récupérer les documents secrets. Il devra recruter quelques désavoués (dont Jean Reno) et s’attaquer au QG de la CIA à Langley pour récupérer les données. Une mission impossible !

Ça n’a pas l’air si éloigné que ça, et pourtant… Sorti en 1996, le film fait sourire au niveau « à la pointe de la technologie ». Difficile de ne pas se moquer d’une CIA doté de lecteurs de disquettes et n’étant toujours pas aux CD, et qui ne maîtrise pas la connexion à distance. Même leurs gadgets font vieillot. Mais une fois passé le réajustement d’époque, on se laisse assez facilement embarquer dans cette enquête, pas très originale ni bien profonde, et dont on devine les rebondissements aisément. Et cela grâce à la prestation magistrale de Tom Cruise, mais il faudrait voir à se calmer niveau arrogance, et à la réalisation dynamique du film. Regorgeant de scènes d’action épiques, notamment la partie finale avec le train, le film peut aussi compter sur ses séquences infiltrations, encore plus intéressante, avec la classique pièce inviolable. Pas très neuf, le résultat n’en demeure pas moins divertissant et le scénario tient tout de même la route, mais la sympathie du film repose un peu trop sur son acteur. On est malheureusement plus proche du Quantum of Solace que du Casino Royale.

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