Les Seigneurs

Les Seigneurs
2012
Olivier Dahan

Comment s’assurer le succès ? Simple : réunir le plus de stars possibles autour du sport national le plus populaire, le foot. Et on peut dire que l’équipe rivalise avec le PSG du Qatar : José Garcia, un ancien attaquant prodige traîné dans la boue qui tente un come-back en tant qu’entraîneur d’une équipe inexistante de bretagne, Jean-Pierre Marielle, un local qui joue l’avenir de son entreprise de pêche sur son équipe de foot, Franck Dubosc, ancien attaquant vedette en pleine reconversion théâtrale, Gad Elmaleh, grand attaquant traumatisé et en convalescence, Joey Starr, défenseur « anglais » sortant de prison, Ramzy Bedia, gaule de génie, et Omar Sy, qui avait mit un terme à sa carrière pour raisons cardiaques. Une équipe improbable de retraités sportifs, qui s’allient pour sauver la conserverie de l’île, mais aussi redonner un second souffle à leur vie.

Le piège était évident et fut bien sûr vérifié : du pur film commercial. Le pitch footballistique est opportun, et se sert en plus de la crise comme cache-misère. L’unique entreprise de l’île est en faillite et seul l’argent généré par les publicités des matchs peut la renflouer. Pour cela l’équipe doit gagner trois matchs. Hou là là… Et vas-y que j’y met la fine fleure de la comédie française avec un peu de guest (Jean Reno et Frédérique Bel) pour capter un maximum de gens dans les salles. Et effectivement, 2.7 millions de français ont répondu à l’appel, suffisant pour couvrir les frais du film. Mais il est vrai que malgré des matchs mal filmés (on aurait aimé une vue plus télévisuelle par moments), le film est globalement assez sympa, usant de son puissant casting pour en soutirer quelques passages drôles, surtout avec Gad Elmaleh en demeuré. Un divertissement simple et efficace en somme, à réserver aux moins exigeants.

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