Un Ange gardien pour Tess

Un Ange gardien pour Tess
1994
Hugh Wilson

Les américains aiment célébrer leurs présidents, et ils vénèrent presque autant leur entourage telle la dynastie anglaise. On citera par exemple Des étoiles plein les yeux, film idéalisant la situation de fille de président, l’assimilant à une princesse. Ici, il s’agira de la femme d’un président.

Dans le film donc, Doug Chesnic (Nicolas Cage) est un ASCM (Agent Secret Chargé de Mission), qui sortait d’une mission particulièrement ingrate et pénible : s’occuper de Tess, la veuve d’un ancien président des Etats-Unis. Il ambitionnait déjà des affaires importantes à Washington, et espérait une belle promotion. Malheureusement, la vieille Tess en a fait appel au président en place pour lui faire revenir Doug, qui lui est désormais indispensable. Frustré de se voir cantonné au rang de simple serviteur pour femme sénile, il n’est cependant pas très enclin à reprendre du service. Si ça présence est obligatoire, sa bonne volonté est par contre purement théorique, allant jusqu’à piétiner ses caprices de dictatrice. Mais c’est mal connaître son maître !

Dans un cadre services rapprochés / hautes classes présidentielles, proches de la royauté dans son approche souveraine, on assistera donc à un bras de fer entre un agent secret rabaissé et sa patronne tyrannique. Placé sous le signe de la comédie, le film marque pas mal de points avec son concept original et décalé, mais s’essouffle très vite par son manque de profondeur et d’évolution. L’humour est plutôt fin et efficace, mais beaucoup trop espacé pour être suffisamment percutant. L’ennui nous vient dans la seconde moitié à force que l’histoire stagne, puis décolle finalement sur la toute fin dans un dernier rebond, amenant un peu de lien pour finir sur une bonne note. Mais bon, ça reste assez limité…

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