Une journée en enfer

Une journée en enfer
1995
John McTiernan

Quand l’argent coule à flot, y’a pas de raison de s’en priver. Néanmoins suite à Die Hard 2, les projets se sont bousculés pour Bruce Willis, enchaînant les grands succès, dont le fameux Pulp Fiction, retardant un peu le film, qui aura dû mettre cinq ans pour aboutir. Et pour ce troisième volet, le réalisateur de Piège de cristal revient à la charge, désaxant cette fois l’histoire du 24 décembre.

À nouveau séparé de sa femme, John McClane (Bruce Willis) a sombré dans la dépression et l’alcoolisme, se faisant au passage renvoyer de la police de New-York. Mais lorsque un fou fit exploser une bombe, la police dû le réintégrer sous les ordres du terroriste. Affublé d’une pancarte « je hais les nègres », John se voit obligé de défiler dans les rues du Harlem sans quoi une autre bombe explosera. Sauvé de justesse par un certain Zeus (Samuel L. Jackson), ils seront manipulés par un dénommé Simon pour se lancer à une immense chasse à la bombe : une tonne d’explosifs chimiques sont disséminés dans une école. Mais en réalité il s’agit d’une mascarade orchestré par Simon Gruber (Jeremy Irons) – frère du « méchant » du premier film – dont le vrai but est de profiter de la panique pour s’attaquer à la réserve fédéral de Wall Street et ses 140 milliards en lingots.

Les deux principes que partageaient les premiers films ne sont plus : l’action ne prend plus place le jour du réveillon, et McClane n’est plus là par hasard, il est convoqué. Ce n’est d’ailleurs pas une mauvaise chose, la redondance aurait très vite épuisé la franchise. Malheureusement, l’histoire en elle-même n’a rien de bien originale puisqu’il s’agit encore d’un braquage, dont le montant laisse quand même perplexe. Comment peut-on laisser 140 milliards de dollars dormir sous forme de lingots dans une même pièce ? Par contre, la chasse au trésor truffée d’indices est amusante et plutôt bien venue, même si la cohérence laisse parfois à désirer. De plus, le méchant de cette histoire – malgré le talent habituel de son interprète – n’a vraiment aucun charisme, et les clichés sont une fois encore légions avec le coup des allemands qui reviennent. On pourra tout de même compter sur une bonne grosse dose d’action et d’explosions, rendant le film particulièrement dynamique, mais ce choix marque un pas de plus vers le film d’action décérébré. Reste un digne successeur, d’un niveau équivalent au second.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.