Blood Diamond

Blood Diamond
2007
Edward Zwick

Dans les terres de la Sierra Leone, là où la guerre civile fait rage, les rebelles font la loi, enrichis par l’argent des diamants et autre trafic de drogue. Surarmés, ils abattent ceux qui résistent et enrôlent les enfants pour en faire des soldats. Le gouvernement local est impuissant, et les puissances mondiales n’interviennent pas, grassement arrosées par l’argent des trafics.

Dans le film, on suivra Danny Archer (Leonardo DiCaprio), receleur de diamants. Enfant du pays, il se sert de sa couleur de peau pour mieux négocier avec les détenteurs d’armes, servant d’intermédiaire entre eux et les diamants, acheminés vers le centre anglais de Rupert Simmons (Michael Sheen), grand industriel du milieu. Mais Danny aimerait se retirer de ce commerce de plus en plus dangereux, et en entendant l’histoire de Solomon Vandy (Djimon Hounsou), qui aurait trouvé une améthyste de grande valeur dans son séjour aux mines, il y voit son billet de sortie. Et avec l’avancée des troupes rebelles, l’arrivée de Mady Bowen (Jennifer Connelly), une journaliste, va paraître providentielle.

Film coup de poing et engagé qui milite contre les barbaries qui découlent du trafic de diamants, l’histoire est avant tout une aventure à la recherche de l’eldorado, une quête de richesses et de trésors. Derrière le côté industrie du mal à la Lord of War, le film nous fait part du drame humain qui s’y joue, avec des familles assassinées, des femmes violées et des enfants instrumentalisés. On y découvre ainsi un père de famille qui fut séparé de sa famille et envoyé aux mines, et alors que la découverte d’un diamant d’une rare valeur aurait pu lui valoir une vie infiniment meilleure, il se retrouve embarqué dans un conflit qui n’est pas le sein, et voit son fils passer chez l’ennemi. Outre le parcours de paysages d’une rare beauté, magnifié par une réalisation de premier ordre, le film se trouve dynamisé par des scènes très violentes et des séquences de poursuites haletantes. Suspense, action, passion. Une formule excellente qui dessert un film original, et dont la fin moralisatrice est nuancée par la force d’un seul homme, brillamment interprété par Leonardo DiCaprio.

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