Hot Shots!

Hot Shots!
1991
Jim Abrahams

Il y a l’humour second degré, le nanar, puis Hot Shots. À contrario d’un nanar qui est drôle de par sa nullité extrême, ce film a fait le pari de la connerie la plus totale, ne cherchant ni histoire ni logique : un concentré de grand n’importe quoi aussi improbable que débile. Et visiblement la sauce a prit : plus de 181 M$ dans le monde, avec étonnamment une large part hors Etats-Unis.

L’histoire, si on peux appeler ça ainsi, surfe clairement sur le succès de Top Gun, parodiant le milieu des pilotes de chasse. Et notre gros déconneur de service sera Topper Harley (Charlie Sheen), ancien pilote retiré chez les indiens, mais qui sera rappeler par l’armée américaine pour lutter contre une possible, éventuelle, Inch’Allah menace – si, si, c’est le chef qui en a rêvé un coup ! – des russes. L’occasion pour lui de retrouver la belle cavalière et tout ces potes très virils de la base. Mais un terrible accident d’avion le traumatise toujours, impliquant son père, le père d’un de ses collègues, le cousin d’un autre pilote, le frère du voisin du gars qui a un strabisme, et même machin et bidule. Tout un programme…

Affligent, stupide, débile, incohérent, les adjectifs ne manquent pas pour qualifier cette atrocité cinématographique qu’on ose à peine appeler film. Mais c’est bien évidemment fait exprès, et après quelques minutes de bug cérébral, on tente d’entrer dans ce délire pour le moins poussé. Et comment ne pas lâcher un petit rire devant une scène aussi surréaliste que les figures sur cheval ? Le paroxysme sera atteint avec la séquence charnelle abusant des aliments, saluant allègrement le ridicule avec le coup de l’olive ou le ventre bouillant. Du grand n’importe quoi complètement fou, oscillant entre hilarité et désarrois. Difficile de ne pas adhérer au principe, mais la folie ne dépassant jamais notre imagination, et le film souffrant de quelques mollesses, notamment vers la fin, le procédé montrera des signes de faiblesse, laissant un arrière goût de pas assez. Qu’à cela ne tienne, une suite débarqua peu après, allant jusqu’au combat de dictateurs au sabre laser. Une petite folie « originale », mais qui n’ira finalement pas au bout des choses.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.