Sinister

Sinister
2012
Scott Derrickson

Chaque nouvelle année un grand hit se démarque du côté du cinéma horrifique, et en 2012 l’heureux vainqueur du renouveau est très probablement Sinister, totalisant plus de 77 M$ pour un budget ridicule de tout juste trois millions de dollars. Mais ça n’est pas vraiment une surprise puisqu’on retrouve le producteur de deux des meilleures surprises de ses dernières années avec Paranormal Activity et l’excellent Insidious. Nouveau coup de génie ?

Spécialisé dans les enquêtes criminelles non-résolues, Ellison (Ethan Hawke) est un écrivain d’investigation, avide de justice et de vérité. Auteur d’un seul succès datant d’il y a dix ans, il a depuis rangé sa morale et donne dans le scabreux, cherchant l’histoire la plus sordide possible. Avec sa famille, il emménagea dans une maison où une famille s’est donné la mort, tous les cinq pendus l’arbre, leur petite fille étant portée disparue. Mais à peine fut-il arrivé qu’une surprise l’attendait déjà : une boîte au grenier contenant un projecteur et plusieurs bobines en super 8. Et dessus, le meurtre en direct de cinq familles…

Rarement un film d’épouvante n’aura connu un tel soin au niveau du scénario. Conçue comme une enquête policière indépendante, l’histoire est très dense entre la profusion d’éléments de base (les films et l’écrivain), et tout le développement surprenant et captivant sur le Boogie man, terrifiant et énigmatique esprit frappeur. Perdu entre fantastique et événements bien réels, rien ne laissait présager pareil développement, bien que la fin, certes classe, est très prévisible à partir d’un certain point de l’enquête et selon la tournure que l’histoire prend. Côté frisson, on est largement servit, utilisant les codes classiques de l’effroi avec la musique stressante, les bruits suspects, les événements inexplicables et malheureusement ce noir persistant. Indubitablement le plus gros problème du film : pourquoi est-ce que tout se passe la nuit ? Et pourquoi diable l’idée d’allumer la lumière se fait elle si discrète ? Du grand classique en somme, mais terriblement efficace et desservie par une histoire particulièrement bien ficelée.

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