Le Règne du feu

Le Règne du feu
2002
Rob Bowman

Et si les dragons n’étaient finalement pas qu’un mythe ? Après tout, sinon d’où viendraient les légendes ? Dans sa jeunesse, à l’époque où sa mère travaillait à l’extension des métros de Londres, Quinn (Christian Bale) était tombé sur une étrange cavité où les murs suintaient et où le sol était jonché d’œufs. Ce n’est que quand les galeries s’embrasèrent qu’il prit conscience de la situation : il venait de réveiller un dragon en hibernation.

Deux décennies plus tard, l’humanité est au bord de l’extinction. Les dragons se sont multiplié, brûlant tout sur leur passage. Les guerres atomiques et le souffle destructeur de l’ennemi détruisirent peu à peu toute trace de notre civilisation. Quinn fait parti des rares survivants, et s’est retranché dans une vieille forteresse d’Irlande, espérant se faire oublier des volatiles. Mais la situation est critique : ils n’ont plus eu de contact avec d’autre colonies depuis des années, et les ressources résistent difficilement aux passages des dragons, mettant chaque jour un peu plus leur survie en péril. Mais un jour, une escouade militaire apparue, cherchant une base pour la nuit. Affirmant être des chasseurs de dragons, ils cherchent à mettre un terme à leur règne. L’espoir serait-il entrain de renaître ?

À mi-chemin entre le survival-horror et le bon gros film d’action, le film s’axe autour de réfugiés qui tentent de survivre à une situation de mort imminente mêlée à une malnutrition sévère, puis qui décident de prendre les armes et d’affronter ces créatures à la carapace imperméable aux balles, et aux aptitudes physiques bien supérieures aux meilleurs avions de chasse. Possédant un style visuel moyenâgeux très sombre, le film met en avant l’angoisse de leur réalité en rapprochant l’environnement et les jeux de lumière à la personnalité du dragon, froid et sombre, et crachant ses flammes destructrices. D’une modélisation parfaite, cette créature mythique est glorifiée par des effets lumineux superbes et une réalisation propre et très lisible. Certaines scènes sont incroyables, notamment la première chasse de dragon, et toute la partie en vol. Au delà de ça, on retrouve un très bon trio de musclés : Christian Bale, Matthew McConaughey et Gerard Butler, de quoi faire fantasmer les filles. Assez rythmé et pêchu, le résultat est très divertissant. On regrettera seulement des explications un brin superficielles et une logique plus que discutable – par exemple pourquoi ne pas faire un bunker et y planter des aliments qui n’ont pas besoin du soleil ? -, de même qu’un côté Aliens le retour en version dragon trop prononcée, mais après tout cela reste du grand spectacle réussi.

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3 réponses à Le Règne du feu

  1. Julien dit :

    Arf… Du grand spectacle réussi ?!
    Le scénario a été écrit par une méduse dyslexique, les effets spéciaux valent à peine un bon épisode de Power rangers et les acteurs ont l’air de s’amuser comme des enfants devant un épisode de Derrick. Le règne du feu est la version du Seigneur des anneaux qu’aurait pu réaliser Max Pécas.

  2. Antoine dit :

    Le scénario c’est le même que Alien 2, à peu de choses près. Et de mémoire, c’est le film live où les dragons sont le mieux modélisés. Mais ça fait longtemps que j’ai pas vu du Power Rangers, peut être qu’effectivement c’est devenu une série de qualité avec un budget énorme pour les effets spéciaux. Par contre le rapport avec Le Seigneur des Anneaux, je vois pas bien… Et puis Max Pécas avait déjà un pied dans la tombe quand le film est sorti : son dernier remontait à 1987 et il est mort en 2003.

  3. Julien dit :

    Le rapport avec le Seigneur des anneaux, c’est l’heroic-fantasy, tout simplement.
    Que ce soit dans un futur post-apocalyptique comme ici ou dans un moyen-âge uchronique, ça revient au même.
    Pour ce qui est dragons, je ne les trouve pas spécialement beaux…
    Et Max Pécas avait un avantage considérable par rapport à Rob S. Bowman : ses films, bien qu’ils soient aussi mauvais, était drôles au second degré !

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