Hope Springs

Hope Springs
2003
Mark Herman

Au doux royaumes des comédies romantiques, nombreuses sont celles à atterrir dans nos bacs à DVD dans l’indifférence la plus totale, alors que de sombres daubes continuent de déferler sur nos écrans. Dans tout les cas, mieux vaut rester à l’affût.

Oh homme brisé, pars te reconstruire ! Artiste peintre anglais, Colin (Colin Firth) est rentré un jour chez lui le cœur brisé, lisant abattu le faire-part  de mariage de sa fiancé Vera (Minnie Driver), annonçant son mariage imminent avec un autre homme. Ahuri et désemparé, il fuit aux Etats-Unis changer d’air, s’installant dans une ville dont le nom semblait providentiel : Hope (en français, espoir). Accueilli chaleureusement dans cette petite ville de la région des lacs, il fera la rencontre de Mandy (Heather Graham), une jeune femme surprenante. Joviale et entreprenante, elle chamboulera sa vie, lui apportant une fougue et une passion jusqu’alors inconnues. Mais c’est alors que Vera le retrouva, voulant lui expliquer que l’invitation était bidon, visant à le faire réagir face à leurs fiançailles qui s’éternisaient depuis déjà trois ans. Boulette…

Pour cette belle petite romance fluette, on suivra un triangle amoureux, où le Don Juan est tiraillé entre sa fiancé qui tente de le récupérer, et la gentille fofolle qu’il vient de rencontrer. Alors bien sûr, l’issue finale n’est guère sujette au suspense, mais qu’importe. Les décors sont dépaysants, l’histoire agréable, les acteurs bons, les rebondissements cocasses, et l’amour nous embaume. C’est frais, poétique, divertissant, et redonne le moral. Que demander de plus ? Une histoire, de l’envergure, de l’ambition, et surtout une prévisibilité moins grande. Certains passages manquent aussi cruellement de finition, comme celui du service rendu au maire : tout ça pour ça. La fête de la reine démontre aussi un manque de soin : évoquée puis montrée, mais largement esquivée. Clairement pas un must du genre, le film reste avant tout très agréable et sa simplicité nous enchante.

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