Il ne faut jurer de rien !

Il ne faut jurer de rien !
2005
Eric Civanyan

Adaptation de la pièce de Alfred de Musset de 1836, le film se passe en pleine révolution française, qui se finira par la guillotine du pouvoir en place : Louis XVI et Marie-Antoinette.

Un cadre difficile, mais Van Buck (Gérard Jugnot), propriétaire d’un magasin de tissu, arrive à faire de confortables profits. Néanmoins, cherchant à se renouveler constamment, et étant en affaire avec la baronne de Mantes, il se rêve à ajouter ce noble nom à son enseigne. Une chance, cette dernière cherche à marier sa fille Cécile (Mélanie Doutey), et accepte en échange de quelques gages de la promettre à son neveu, Valentin (Jean Dujardin). Seul problème, Van Buck ne l’a pas revu depuis des années, et il traîne dans les bas fonds de la société, titubant ivre dans les bordels. Appâté par l’argent et aimant les paris, il accepte de se marier avec Cécile, mais à la condition que s’il réussi à obtenir ses faveurs d’ici deux jours, et prouver qu’elle n’est qu’une dévergondée sans intérêt, il soit absout de cette obligation et empoche un beau pactole. Mais à sa grande surprise, cette dernière ne sera ni docile ni repoussante, bien au contraire.

On se retrouve devant un habile mélange entre une comédie-romantique classique et un film d’époque sur les frivolités de la bourgeoisie (même si cette vertu semble improbable). Un bon trio comique entre le vieil avar, le jeune fougueux lâche, et la jeune pucelle désirable. Des mécanismes certes érodés et qui ne surprendront que trop peu, mais l’ambiance de l’époque rend le film un peu plus original. Ça n’a visiblement pas été assez : sans être non plus un bide colossal, le film n’a enregistré que 887 688 entrées, soit la moitié de ce qu’il aurait fallut pour l’amortir. Il est vrai que le film manque un peu d’ambition, et que sa fin traîne maladroitement et longuement, perdant au passage la simplicité qui le caractérisait. Mais il faut tout de même reconnaître que son casting est bon, surtout la magnifique et aguicheuse Mélanie Doutey, particulièrement séduisante dans ce film. De plus, la fraîcheur de l’ambiance (sauf à la fin) est salvatrice, nous faisant passé un agréable moment. Et dans une industrie cinématographique française frileuse qui n’ose plus, voir un film qui sort du lot fait plaisir.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.