De l’autre côté du périph

De l'autre côté du périph
2012
David Charhon

Plus d’un an après la sortie d’Intouchables et ses 18 millions d’entrées en France, Omar Sy revient en tête d’affiche, prouvant au passage que sa nouvelle côte de popularité est bien là : budy movie dans la veine des Rush Hour et autres films mêlant action et comédie, le film aura tout de même fait 2,2 millions d’entrées, un score loin d’être anodin (seule une vingtaine de films par an arrivent aussi haut).

Le film repose sur un duo que tout oppose : Ousmane (Omar Sy) est un flic noir des banlieues et homme de terrain, alors que François (Laurent Lafitte) vie dans la bourgeoisie parisienne, bureaucrate de la brigade criminelle de la capitale. Et pourtant, le cadavre de la femme d’un grand patron va les réunir, Ousmane étant persuadé que l’affaire est liée au gang des « Gitans » qu’il traque et au malfrat surnommé « Van Gogh ». Bourrés de préjugés l’un comme l’autre, et étant peu enclin à s’écraser devant l’autre, leur collaboration va être délicate.

Au programme de cette bonne grosse comédie burlesque, une enquête dynamique sur des magouilles politiciennes et sur l’univers des jeux illégaux. Moins vide qu’il n’y paraît, cette enquête se suis pas mal, car il faut bien l’avouer, le duo fonctionne très bien. Les bons gros clichés sont détournés à des fins comiques – et c’est plutôt efficace -, et leurs deux natures aboutissent à des conflits souvent drôles, parfois dispensables. Quelques bonnes scènes d’action et c’est gagné : le spectateur est content. Pas très original, pas hilarant, pas très recherché ni spécialement dynamique, le principal est là : une bonne ambiance, de l’humour, des personnages sympathiques et un fil conducteur intéressant. Que demande le peuple ?

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