Superman III

Superman III
1983
Richard Lester

Très loin de la grande saga, Superman a chuté dès son deuxième film. Histoire grotesque, effets spéciaux ratés, seul le capitaine tient encore la barre, mais difficile d’espérer quoi que ce soit de cette troisième aventure. Et ce qu’il devait arriver arriva : la saga sombre du côté obscur de la comédie, le nanar.

Une fois n’est pas coutume, point d’ennemis à l’horizon pour Superman (Christopher Reeve), parti faire un article sur le modèle américain en se rendant à une soirée des anciens élèves de la ville de son enfance, Smallville. Loin des yeux loin du cœur, Lois Lane étant partie en vacances aux îles, la vision de son fantasme du lycée plus belle que jamais va lui donner des envies de changements. Pendant ce temps là, une espèce de caricature du black baba-cool qui appelle tout le monde « mec » et qui se la joue va tomber sur une annonce de programmeur. Cupide, apprenant que les demis -centimes de la boîte sont « perdus » (c’est bien connu !), il va se les octroyer grâce à ses talents innés en informatique (ah excuse-moi Chuck Norris !). Conscient d’avoir affaire à un génie, son patron va se servir de lui pour, en utilisant un satellite, modifier le climat de la Colombie pour détruire leurs récoltes de café (mais bien sûr…). Mais Superman se mettra en travers de leur route. Ne reste alors qu’une solution : se débarrasser de lui.

Superman II en tenait déjà une couche côté histoire, mais là on touche le fond. Si aujourd’hui encore certaines sous-productions se vautrent à parler informatique, ici on frise l’hystérie tant c’est hilarant. Alors que internet n’en était qu’à ses balbutiement, on voudrait nous faire croire que le premier ordinateur venu est non seulement capable de trafiquer les comptes d’une société, de s’approprier un satellite, mais est aussi capable de dérégler « par erreur » tous les systèmes informatiques de la ville, allant du feu de signalisation au distributeur automatique. Et quelle stupidité que la super-machine finale ! Mais ça n’est pas le seul point drôle, car à un moment donné Superman va passer en mode bad guy, et c’est plus que mémorable. Je bois, laissez moi tranquille ! La franchise est donc massacrée, certes, mais quelle barre de rire ! Dommage que le film soit trop long, l’effet perdant de sa superbe sur la fin, connaissant tout de même un sursaut avec l’ordi-ultime, mais dans l’ensemble ça reste plus mauvais que drôle.

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