Very Bad Trip 3

Very Bad Trip 3
2013
Todd Phillips

Immense succès surprise, le phénomène Very Bad Trip avait fait plus que des vagues avec ses 467 M$. Et entre ses critiques enthousiastes et son carton en DVD, Very Bad Trip 2 fut encore plus prolifique en s’envolant à 587 M$. Mais seulement voilà : quasi remake du premier film, le second délire sonna comme une énorme escroquerie qui refroidi largement les fans pour le troisième et dernier film de la saga : avec tout juste 351 M$, la chute fut rude. Une douche froide imputable à la mauvaise blague du second opus ou à la qualité de ce film ?

Donc pour cet ultime volet, la « meute » (Bradley CooperEd Helms, Justin Bartha et Zach Galifianakis) est chargée de ramener Alan à la raison, sa grossièreté et son irrespect devenant un poison pour son entourage. Mais sur le chemin du centre salvateur, nos quatre fêtards tombèrent sur Marshall (John Goodman), un mafieux de Las Vegas peu content d’avoir été dépouillé par Chow (l’asiatique) de quelques 21 millions de dollars. Ce dernier n’ayant été en contact qu’avec Alan depuis ces dernières années, il juge le groupe coresponsable de sa perte. S’ils ne lui ramènent pas l’argent au plus vite, Doug, prit en otage, sera exécuté.

On se doutait que la perle comique ne serait pas au rendez-vous, mais on avait envie d’y croire. Mais dès le début, l’accent est mit sur le personnage de Zach Galifianakis, drôle à petite dose, puis vite ennuyeux et insupportable. Ça rame, on ne sait pas trop où l’histoire veut aller, puis Doug se fait prendre en otage, provoquant un ras-le-bol d’indignation : encore ? Sérieux !? Pire, le cliché ambulant de l’asiatique est mauvais, très loin de nous titiller un sourire. Mais alors qu’on abandonnait le film, il nous surprend avec un braquage à la finalité pas banale et pour le coup très drôle, puis tout retombe aussi sec. Une blague d’Alan bien grasse, un jeu de séduction avec une obèse : on n’en peux déjà plus. Puis à nouveau, le film livre deux trois passages très bons, comme le coup du deltaplane (comme quoi, ça n’est pas qu’une ignominie). Le vrai problème du film, c’est que les personnages y sont vraiment inconsistants, surtout Bradley Cooper, jouant les figurants beaux-gosses, et que l’humour fait le yo-yo entre de grands moments délirants et des ratages honteux. La fin avec le mariage est expédiée, et le réveil est vraiment de mauvais goût et prouve une fois de plus la flemme criminelle des scénaristes. Le résultat n’est pas non plus si mauvais, mais l’intérêt n’y est plus.

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