Légendes d’automne

Légendes d'automne
1995
Edward Zwick

Thème très populaire, qui à l’exception notable du Nouveau Monde (version live de l’histoire de Pocahontas), n’a pas été représenté depuis longtemps, l’épopée « sauvage » en terres indiennes a tenu une part importante dans le paysage cinématographique américain. Mais ici, l’histoire prend place à la fin de cette époque, alors que les réserves indiennes ont presque toutes disparues et que la première Guerre Mondiale sonne le glas.

Dans une petite famille de modestes fermiers du Montana, le frère aîné croyait revenir chez lui dans un halo de bonheur, souhaitant partager avec les siens sa joie de son union imminente avec la belle Susannah (Julia Ormond), attirant la convoitise de ses frères isolés de pareilles créatures. Mais le destin voulu qu’il s’engage pour la guerre, et il n’en revint pas… Déjà très attirée par Tristan (Brad Pitt), le cadet de feu son promis, le deuil de Susannah aurait dû lui permettre de se rapprocher de lui, et ce fut le cas pendant un temps, mais le sentiment de responsabilité quant à la mort de son frère va pousser Tristan à partir, au bonheur d’Alfred, le troisième frère, lui aussi amoureux d’elle.

Il est difficile de tellement se rater avec un thème aussi bon (voir Assassin’s Creed III), mais il n’est pas non plus évident d’imposer une histoire quand l’environnement est aussi envahissant et cloisonnant. Il n’y a qu’à voir : la présence du film aux Oscars se résume aux décors, à l’image (où il fut récompensé), et au son (la musique étant signé par le génie James Horner). Car oui, le film possède une image particulièrement soignée, appuyée par la poésie et la grandeur des paysages. Mieux encore, la casting est réellement excellent, mention spéciale à Brad Pitt, toujours d’une classe folle (soulignons aussi la présence du patriarche Anthony Hopkins). Mise à part ça, on retrouve une histoire assez complète avec la guerre, la prohibition, la ségrégation des indiens, l’amour et la mort. C’est plutôt bien amené et le développement n’est pas mauvais, mais la gratuité de certaines morts passent mal, et le pessimisme ambiant gâche un peu l’aventure. De plus, le tout manque un peu de rythme, mais rien de bien grave. Ainsi, le film ne va pas tellement au delà de la carte postale mélodramatique, même si ça reste une belle œuvre soignée.

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