Garden State


Garden State
2005
Zach Braff

Conseillé par plusieurs sites et décrit comme une très belle romance, le film a en plus des critiques très bonnes à son compteur, laissant clairement entrevoir un beau film de qualité. Avec 35 M$ dans le monde le film n’a pas était un phénomène non plus, mais étant un film indépendant comptant seulement 2,5 M$ de budget et n’ayant pas eu une pléthore de salles pour le diffuser, ça reste une belle performance. Pourtant, on assiste au même genre de ratage qu’un Blue Valentine, c’est dire…

Entre un père détestable (Ian Holm) et une mère amorphe, l’enfance de Andrew Largeman (Zach Braff) fut rude, d’autant qu’elle a fini dans un internat où la solitude le pesait. Depuis accro aux antidépresseurs et autres antidouleurs, il mène une vie d’acteur déprimante où ses rôles consistent inlassablement à jouer les demeurés. Une vie qu’il ne pensait pas pouvoir être pire, jusqu’au jour où il apprit la mort de sa mère, agrémentant son chagrin de l’obligation de retourner dans sa ville natale où l’attendent des anciens amis qu’il n’a pas envie de voir, et surtout son père qu’il espérait ne plus jamais croiser. Mais tout n’est pas noir, sa visite lui permis de rencontrer une connaissance d’école, devenue aujourd’hui une femme aussi excentrique que charmante : Samantha (Natalie Portman).

Généralement les romances sont doublées d’une comédie, car tel est le bon plaisir du spectateur. Choisir l’orientation dramatique est souvent risqué, mais certains films s’en sortent d’autant mieux, comme le très beau Hors du temps, ou plus encore avec l’inoubliable et merveilleux Quelque part dans le temps. Deux films qui ont un point commun assez singulier : le voyage dans le temps, donnant plus d’ampleur à l’histoire de par son caractère fantastique. Ici, on ne versa aucunes larmes et l’histoire n’a que peu d’intérêt. Le film n’est pas triste, malgré tout ses efforts, il n’est que morne, n’arrivant à provoquer aucune empathie. Deux problèmes en sont la cause. Premièrement l’acteur principal, dont la sale gueule n’a d’égal que son jeu d’acteur déplorable. Et deuxième, le rythme du film est presque insoutenable tant la morphine est injectée jusqu’à l’overdose et bien au delà. Non seulement l’histoire – si on peux appeler ça comme ça vu le peu d’enjeux qu’elle suscite et la faiblesse alarmante du fil conducteur (American Pie est un exemple de complexité à côté) – met un temps fou à prendre place, mais en plus on ne voit pas où elle peut bien aller tant rien ne se présente, hormis des passages à vide. Heureusement que la princesse de cette histoire est attachante et attendrissante, car sinon le film frôlerait le degré zéro de l’intérêt. Mais quand l’un des deux amoureux nous indiffère, difficile d’apprécier cette romance, donc même ce point est raté. Rythme affreux, héros moribond, histoire ennuyeuse et absence d’émotion font de ce film un calvaire que presque rien ne saurait sauver.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.