Wolverine : le combat de l’immortel

Wolverine : le combat de l’immortel
2013
James Mangold

Cela fait sept ans que la saga principale des X-Men s’est arrêtée, avec depuis un préquel très bien accueilli par la critique et un spin-off sur Wolverine retraçant ses origines, beaucoup moins réussi mais néanmoins très rentable. Second spin-off centré sur ce personnage mythique – même si la première trilogie le plaçait déjà comme personnage principal -, le film se déroulant après L’affrontement Final est aussi censé faire le lien avec le très attendu Days of Futur Past, qui fera à la fois office de quatrième volet et de second préquel, mélangeant passé et futur.

Depuis la guerre qui avait opposé les mutants dans leur rébellion contre des humains jaloux, Logan Wolverine (Hugh Jackman) a du mal à faire son deuil de Jean (Famke Janssen) qui revient le hanter toutes les nuits. Il aire dorénavant sans but, attendant qu’il se passe quelque chose. La civilisation le rappela alors le jour où un vieil ami japonais, qu’il a sauvé lors de l’attaque nucléaire sur Nagasaki, le pria pour le voir une dernière fois avant son trépas. Une simple requête de mourant qui prit une tournure inquiétante quand il lui a proposé de lui prendre son pouvoir de régénération, lui donnant la possibilité de mourir. Un horrible traquenard qui l’opposera à des ninjas et des yakuzas, et il devra se battre pour protéger son immortalité.

Avec un dernier film en date de qualité, on pouvait espérer la saga revenue sur de bons rails, mais Wolverine au pays du soleil levant, ça n’est pas exactement ce qu’on souhaitait voir. De plus, mise à part une petite scène post-générique retrouvant enfin l’histoire arrêtée sept ans plus tôt, le film n’a pas tellement de liens avec les autres, et on pourrait même douter du lien avec les X-Men. À l’exception d’une voyante et d’une empoisonneuse, il n’y a que Logan qui représente les mutants, et encore, il perd tour à tour ses pouvoirs. Heureusement, le film s’est montré moins bête que Resident Evil 4, massacrant la saga en retirant définitivement tous ses pouvoirs à l’héroïne, mais rien de comparable ici. On a donc simplement affaire à notre fauve à griffes luttant contre des nippons avides et faibles. Une banale histoire d’héritage, rien de très réjouissant. Reste alors les scènes d’actions, trop peu nombreuses et pas tellement pêchues. La réalisation est bonne et le héros charismatique, mais l’histoire est faible et le résultat pas tellement plus convaincant que le premier essais en solo. Malheureusement, l’apport de la 3D, des résultats excellent en Asie et un budget modeste en ont fait l’épisode de la saga le plus rentable depuis le second (415 M$ de recettes pour 120 M$ de budget) et un troisième volet solo est déjà en préparation. Pour justifier ce choix en lieu et place d’autres projets potentiellement meilleurs, il vaudrait mieux que le niveau scénaristique soit en nette progression, sans quoi la franchise ne décollera jamais.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

1 réponse à Wolverine : le combat de l’immortel

  1. Gérome dit :

    Difficile a admettre, je ne connaissait pas votre site, vous voila dans mes favoris !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *