Les Maîtres du jeu

Les Maîtres du jeu
2004
Damian Nieman

Dans les jeux de cartes, surtout le poker, il y a 5% de talent pour 95% de chance. Tous ceux qui disent « Audaces fortuna juvat » (la chance sourit aux audacieux, en latin) ne sont que des gens de mauvaise fois, ceux là même qui pourrait avoir l’arrogance des « grands joueurs ». Car comme le disait Gapele, « n’est joueur que celui qui s’amuse ». Mais il existe une vraie façon efficace pour gagner : la triche. Vous l’aurez comprit, c’est de Texas hold’em dont il sera question, la forme la plus courante du poker.

Il y a des jours avec et des jours sans aux tables de poker, mais Jennings (Jamie Foxx) fait parti de ceux qui y gagnent, et souvent gros. Et quoi de plus avide qu’un homme riche ? Flairant le gros poisson, Charlie Miller (Gabriel Byrne) va lâcher sur lui son gros appât, Tiffany (Thandie Newton), spécialiste en pigeons amateurs de belles femmes. Pouvant compter sur son as des cartes – Vernon – pour piper la partie, il le dépouillera lui et son arrogance, arrivant jusqu’à le faire croire que tout est de sa faute. Malheureusement, le bougre avait dépasser sa dote personnelle ce soir là, utilisant de l’argent d’un mafieux, forcément mécontent d’être délesté par extension. Pendant ce temps, Vernon se prépare à affronter la plus grande légende du milieu, le Dean (Sylvester Stallone), éternel invaincu.

Alouette, gentille alouette, je te plumerai la tête. Alors on met en place combine A pour piéger monsieur J pour ensuite plumer monsieur D, sauf que monsieur M n’est pas content de J donc il veut se venger de C et V, sauf que C et V ne s’aiment pas et finalement V, D et M sont dans le coup, laissant pour compte J, C, V et D parce que en fait patatras. L’histoire n’est pas tellement fouillis, mais elle use et abuse des rebondissements dans de telles proportions que s’en est un peu exagéré. De même, bien que ça soit sympathique et parfois impressionnants, les tours de cartes du générique de début et lors de la démonstration font redondant à force : il ne faut pas trop tirer sur le fil. Rien de bien gênant dans l’absolu, le film est plutôt bien fait, le casting très solide et on se passionne devant ces coups de bluff, même si on est très loin du niveau de claque d’un Casino Royal ou du niveau de jouissance d’un Las Vegas 21 (pas le même jeu de cartes il est vrai). On a donc vu mieux dans le genre, mais ça reste une bonne production plaisante.

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1 réponse à Les Maîtres du jeu

  1. James dit :

    Marrant ça, après la fusion hydraulique Gapele (anagramme de Lepage) revient pour placer discretos une citation, qui est en fait à mon avis de ta propre invention. Donc doublement bravo pour cette belle phrase et la modestie de l’attribuer à quelqu’un d’autre. À moins qu’il ne s’agisse d’un clin d’oeil aux fans, au quel cas c’est très classe.

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