Hunger Games – L’embrasement


Hunger Games – L’embrasement
2013
Francis Lawrence

Certains voyaient en Hunger Games un horrible plagiat de Battle Royal, mais finalement le film s’est révélé être un peu plus que ça, et il se pourrait que cette nouvelle franchise aille au delà du simple Twilight et s’aligne sur le niveau de Harry Potter au box office, un exploit. Faisant pour l’instant une carrière au moins aussi brillante que son prédécesseur aux USA, il semblerait que son potentiel international est doublé en seulement un an et demi, le plaçant aux portes du milliard, donnant raison aux analystes les plus optimistes. Il y a donc un véritable embrasement autour de la saga, mais jusqu’où ira t-il ?

Le 74° Hunger Game s’était terminé par un fait sans précédent : deux vainqueurs. Katniss Everdeen (Jennifer Lawrence) et Peeta Mellark (Josh Hutcherson) avaient fait croire en un grand amour, mais le public n’est pas dupe, du moins celui des districts. – Petit rappel des faits, l’histoire se passe dans un futur post-apocalyptique où un gouvernement, logeant avec l’élite dans un lieu privilégié appelé « Le Capitole », retient captif le peuple dans douze districts, les obligeant à trimer avec pour menace les Hunger Games, jeu de télé-réalité où un tribu mâle et femelle (âgés de 12 à 18 ans avec une probabilité de concourir de n/m où n est égal au nombre de bulletins à son nom et m la somme de tous les bulletins, sachant que n est égal à 1 à 12 ans, suivant une loi arithmétique telle que n = 7 à 18 ans, mais certaines actions peuvent augmenter le nombre de bulletins par un principe de dettes) sont envoyés dans un dôme contrôlé numériquement plein de dangers, où le but est que les 24 candidats s’entre-tuent jusqu’à qu’il n’en reste plus qu’un. – Ainsi, la rébellion fait rage dans les districts, qui voient en cette double victoire une faille dans un gouvernement qu’ils rêvent de voir brûler, faisant de Katniss et son geai moqueur leur symbole. Alors que fait on d’un symbole ? On le brise. Avec les 75° Hunger Games qui représentent les troisièmes jeux de l’expiation, le président Snow (Donald Sutherland) va faire fi des règles et briser les espoirs du peuple : même les vainqueurs ne sont plus à l’abris. Cette année, les jeux remettront sur la sellette les vies des vainqueurs des districts, dont Katniss.

Les choses évoluent du côté des grosses productions d’adaptation littéraire. Fini le temps où on choisissait les acteurs en fonction de leur ressemblance, obligeant les spectateurs à attendre plusieurs films avant de voir une pointe de talent s’immiscer chez les interprètes : le casting est l’un des plus gros jamais vu. Liam HemsworthWoody HarrelsonElizabeth BanksDonald SutherlandStanley Tucci, Jena Malone et même Philip Seymour Hoffman : une claque qui compte cinq acteurs nominés à l’Oscar dont deux lauréat avec notamment Jennifer Lawrence, coupant court à toutes protestations de cinéphiles qui jugent par moment les productions populaires avec beaucoup de mépris. Forte de ses 691 M$ de recettes avec le premier volet, la franchise met les petits plats dans les grands, s’offrant une augmentation substantielle de budget : 78 M$ Vs 130 M$. Ça se sent, et pas qu’un peu. Des effets visuels plus sobres et nets, une direction artistique plus classe et originale, des jeux à l’ambiance plus soignée et mature : pas de doutes, le film est beaucoup plus travaillé. Même au niveau de l’histoire, on marque bonne évolution. On pouvait avoir un peu peur concernant un effet de redite et un retour dans l’arène impromptu, de même qu’une tournée inutile, mais il n’en est rien. Entre deux scènes chocs, la rage au ventre le peuple gronde, les provocations se multiplient et l’orage est menaçant, même au sein du Capitole. Plus dynamique, directement dans le sujet, le film nous fait oublier ses inspirations douteuses en créant un véritable univers autour de ses jeux. La tension est palpable et on a réellement hâte de se confronter à la révolte, la vraie, la sanglante. Avec ce second volet, on franchit un seuil de qualité inespéré nous faisant fébrilement attendre la suite.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *