Le Dernier rempart

Le Dernier rempart
2013
Kim Jee-woon

Véritable icone des années 80-90, la montagne de muscles qu’est Arnold Schwarzenegger avait mit sa carrière en stand-by après Terminator 3 en 2003 pour se consacrer à la politique. Après un retour remarqué dans Expendables 2, voici enfin son premier rôle principal qui signe définitivement son come-back. Malheureusement, les gros films d’action sont passés de mode, et les résultats furent médiocres : 48 M$ dans le monde, bien pire que les plus gros fours de sa carrière. Et pourtant, la formule marche toujours aussi bien.

Dans le fin fond de l’Arizona, Ray Owens (Arnold Schwarzenegger) s’occupe paisiblement de la ville de Sommerton dont il est le shérif. Ancien flic de Los Angeles, il a fuit le climat hostile des mafieux et autres dealers, mais cette hantise va le retrouver. La CIA (dirigée par Forest Whitaker) était censée transférer un dangereux chef de cartel hispanique ce jour là, mais les choses ont mal tourné. Apparemment prêt pour l’opération, le détenu a orchestré son évasion visant à l’extrader au Mexique via la route, avec pour point de chute Sommerton, ville proche de la frontière mais dont un cratère empêche le franchissement, du moins en théorie. Seulement voilà, le shérif du coin (et quelques renforts dont Johnny Knoxville) a bien l’intention de leur opposer à lui et ses hommes une résistance inflexible.

Qu’on se le dise, les histoires c’est pas pour les vrais hommes. Quand on a des voitures qui affichent mille chevaux, des camions bélier de malades et un armement capable d’envahir n’importe quel pays, on s’en fout royal. Une évasion brutale pleine de bavures, une virée en voiture qui enchaîne les boucheries, une ville transformée en champ de guerre : voilà le vrai cinéma, le bon gros qui tâche ! Les voitures ça se conduit pied au planché et les chargeurs ça se vide, eh oui ! Comment ne pas verser une petite larme face à la beauté d’un crane perforé ? Pas de censures, de la violence gratuite et sanglante, des morts de partout, bref que du bonheur. C’est bien simple, on se régale de bout en bout comme un enfant qui vient de retrouver son jouet préféré. Alors bien sûr, le film n’invente rien, son histoire est anecdotique et c’est à celui qui jouera au plus badasse, mais quelle purge ! On a déjà vu mieux mais c’est en tous cas très efficace et particulièrement jouissif.

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