Killing Fields

Killing Fields
2011
Ami Canaan Mann

Adapté d’une histoire vraie et reposant sur un casting des plus solides, le film n’a pourtant pas connu de sortie nationale, devant se contenter d’un petit million de dollar dans le monde. S’il est vrai que son histoire sombre ne fait pas de lui un film familial, il n’a malheureusement pas que ce seul défaut.

L’histoire, qui se déroula il y a quelques années à Texas City, débuta par un meurtre, celui d’une jeune prostituée de 15 ans retrouvée sans vie des suites de nombreux coups. Mike (Sam Worthington) et Brian (Jeffrey Dean Morgan), deux flics du coin, sont chargés d’élucider l’affaire. Planchant sur une série de meurtres de jeunes filles elles aussi violentées, une flic (Jessica Chastain) d’un autre conté demandera de l’aide à Brian, du coup moins concentré sur sa propre affaire, et qui ne verra pas ce qu’il avait sous le nez depuis le début…

Rarement un film n’aura été aussi réaliste. Fini les policiers de talent qui attrapent les criminels à tour de bras, fini les sauvetages à la seconde près : ici ce sont des hommes, des mous, des blaireaux ! Si quelqu’un appelle à l’aide, il devra prendre son mal en patience ou claquer bien gentiment, car mollo mollo, on conduit prudemment et on attend d’être sûr qu’il se passe bien quelque chose avant de bouger. De même, un policier ça ôte plus de vie que ça n’en sauve, c’est normal. Ainsi, on est pas étonné de voir avec quel dédain est traitée Chloë Grace Moretz, la « sûre et certaine prochaine victime » mais que tout le monde envoie paître. Pareillement, le ou les coupables sont connus depuis le début, les indices sont flagrant, il y a même des témoignages corroborant, mais rien à faire, un flic américain, c’est con. Alors oui bravo, c’est incroyablement réaliste voir drôle par moments, mais on parle quand même de jeunes mineures violées et torturées. Alors devant tant d’incompétence, on se lasse, d’autant que le rythme du film est assez mauvais. En plus, à croire que la réalité est prévisible, la fin est exactement celle qu’on attendait depuis quasiment la première seconde. Pas inintéressant, le film reste malgré tout bancal.

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