Hollywoo

Hollywoo
2011
Frédéric Berthe, Pascal Serieis

Gros carton de Noël 2011, le film a tout de même réuni plus de 2,3 millions de spectateurs, et pourtant… Des critiques assassines, le casting, le scénario : il y a des signes qui ne trompent pas. Que c’est traître un journal télé vide avec TF1 qui balance ses films populaires ! Mais mine de rien, il y avait un certain potentiel à un moment donné.

Intégrer le milieu du show-biz est très dur en France, et il est difficile de s’intercaler entre deux fils / filles « de » (artiste célèbre). Recalée dans tous les castings, Jeanne (Florence Foresti) croyait avoir déniché le bon plan : elle est la doubleuse d’une célèbre actrice de série américaine. Mais un beau jour, son monde fragile va s’écrouler : de par sa rupture avec son partenaire à l’écran, la star à qui elle prête sa voix va claquer la porte du studio et mettre fin à son rôle dans le show, mettant par extension un terme au travail de Jeanne. Complètement perdue et ne sachant que faire d’autre, elle va prendre un avion direction Hollywood, espérant pouvoir la faire changer d’avis.

Au chômage technique et aux finances au plus bas, elle décide de prendre un vol passablement hors de prix pour ce qui sonnait comme un coup d’épée dans l’eau. Elle qui n’est personne en France, comment pourrait-elle entrer en contact avec l’une des plus grandes stars de la planète ? Donc déjà, l’idée première paraît stupide, et en plus son application va se révéler cabotine. Une histoire, on a besoin d’y croire un minimum, alors constater qu’il n’y a strictement aucune star d’Hollywood, c’est désarmant. On ne pouvait pas espérer retrouver les plus grands noms qui soient, mais de là à n’avoir personne, c’est triste. On essaye de passer outre, mais régulièrement cette réalité nous revient de plein fouet. C’est dommage car à par ça, le casting est plutôt bon, à ceci près que Jamel Debbouze ne sert à rien et que son humour est encore plus lourd que sa partenaire. Malgré quelques passages relativement drôles, on notera tout de même un niveau si raz des pâquerettes que la honte prédomine, et les situations ne font pas dans la demi-mesure. Il y avait pourtant deux pistes intéressantes et par moment bien exploitées, le fait de s’incruster dans les soirées mondaines et l’humanité de ces icônes, mais globalement le film patauge et on rit jaune.

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