Conjuring : Les dossiers Warren

Conjuring : Les dossiers Warren
2013
James Wan

Après avoir révolutionné le gore avec Saw puis surprit avec le terrifiant Insidious qui faisait fi des règles du genre horrifique, celui qu’on qualifie déjà de maître du frisson, James Wan, nous revient avec l’un des plus gros succès de tous les temps dans ce domaine : 318 M$ dans le monde, assorti avec des critiques excellentes. Et pourtant, après Sinister, on pourrait douter de la légitimité du film : l’histoire de cette maison hantée ayant déjà été traité.

Histoire vraie s’étant déroulée au début des années 70, le film nous plonge au cœur d’une maison reculée où vie un couple et leur cinq filles. Une maison rustique de campagne qui offrait bien des avantages, mais très rapidement une présence se fera sentir. Des animaux morts, des portes qui bougent toute seules, des tableaux qui tombent : les premiers signes étaient inquiétants, mais quand des apparitions humaines sortirent des ténèbres, la peur envahit chaque personne de la maison. Incapables de faire face, les Perron feront appel à un couple de médium / exorciste de renom : les Warren (Patrick Wilson et Vera Farmiga).

Voilà qui est étrange : après deux films particulièrement originaux qui ont fait sa renommée, le réalisateur nous revient avec un film terriblement classique. Cela fait presque depuis l’invention du cinéma que les films de maisons hantées pullulent, et l’histoire de celui ci ne se démarquera que très peu. Tous les codes du genres sont respectés avec une évolution exponentielle des manifestations, jouant inlassablement avec les miroirs, les portes qui bougent, les ombres mouvantes et les objets mystérieusement animés. Point d’excentricité ou d’ingéniosité au niveau de l’histoire ou de la mise en scène donc, mais malgré tout l’utilisation des artifices est redoutable et l’efficacité du film est optimale. On sent venir les mauvais tours à des kilomètres mais on flippe tout de même intensément. Et compte tenu de la médiocrité habituelle du cinéma d’horreur, le film se pose comme une valeur sûre. Par contre, son succès est un peu disproportionné et annoncer direct un préquel et une suite semble abusé.

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