Les Invincibles

Les Invincibles
2013
Frédéric Berthe

Il y a des bides incompréhensibles, qui dénaturent la logique, et d’autres où on se demande pourquoi un film aussi bancal a vu le jour. Incontestablement l’un des plus gros échec de l’année, le film budgété à hauteur de 10-15 M€ a totalisé 135 623 entrées, soit à peu près un retour sur investissement de 10%, une catastrophe en somme. Pourtant annoncé de longue date, ce film possédant tout de même quelques belles têtes d’affiche voulait se poser comme le moment détente de la rentrée, appâtant le spectateur avec un loisir du midi : la pétanque. Mais contrairement à La Grande boucle, le film n’arrivera pas à nous communiquer l’amour du sport.

Pour bien des gens, le jeu de boules appelé « pétanque » est plus une activité de farniente synonyme de vacances. Une image associée à la personne âgée, aux bouseux et autres grolandais. Responsable de la fédération française des boulistes, Stéphane Darcy (Edouard Baer) est bien décidé à re-dynamiser cette image, voulant offrir au public du grand spectacle pour les championnats du monde. Poussé par son entraîneur et ami Jacky (Gérard Depardieu), Momo voudrait tenter sa chance, mais malgré son talent, certaines personnes (Daniel Prévost) se refusent d’associer l’image de ce sport à un arabe. Heureusement aidé par une amie (Virginie Efira), il pourra néanmoins intégrer l’équipe française, mais difficile de briser les barrières sociales.

Oh là là, le pauvre petit arabe est rejeté alors du coup il est triste, mais heureusement qu’il y a des gens bien, ouverts d’esprits et tolérants. Youpie les amis. Comment dire… C’est bête à manger du foin, brouillon au possible et hautement mo-moralisateur. Le coup de l’étranger, ça va, on en a suffisamment soupé comme ça, et puis les pseudo-brouilles avec les amis, les traîtrises dans sa nouvelle famille, le « passe-passe » vers la fin, tout est une avalanche de clichés incroyable. En plus, le scénario est ridicule au possible, surtout avec le coup insupportable du gars complètement ruiné et sans un rond, mais qui passe quand même tout son temps à glander aux terrasses des cafés et qui se paye l’avion l’air de rien. Mais là où l’histoire est la plus drôle, c’est au niveau juridique : une véritable hérésie. Des acteurs en petite forme, une histoire ultra bancale : peu de choses pour sauver le film, si ce n’est une certaine ambiance décontractée et un calme ambiant. On a vu pire mais l’intérêt n’y est clairement pas.

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