3 Days to Kill

3 Days to Kill
2014
McG

Dernière production en date du studio EuropaCorp dirigé par Luc Besson, qui signe ici le scénario, le film est en toute logique dans la même veine que la quasi totalité des films du studio, à savoir un gros film d’action. Et avec un grand acteur qui n’a plus trop l’âge, traquant une personne dans les rues de Paris, on pense immédiatement à Taken, mais la comparaison s’arrête là malheureusement.

Agent secret travaillant pour la CIA, Ethan (Kevin Costner) a dû récemment quitter ses fonctions : atteint d’un grave cancer généralisé qui commence à toucher ses poumons, il n’est plus capable de mener à bien ses missions, comme en atteste son échec lors de l’arrestation du « loup », mafieux allemand activement recherché mais dont l’identité reste un mystère. Ethan, ayant tout de même vu de près son bras droit, pourrait être un atout de poids, et une branche secrète des services secrets américains (dirigée par Amber Heard) souhaite lui proposer un marché : s’il accepte de passer les trois prochains jours à bosser pour eux, il recevrait un traitement expérimental censé le guérir. Ainsi, alors qu’il venait tout juste de renouer le contact avec sa fille (Hailee Steinfeld), le voilà menant de nouveau une double vie.

Il serait vraiment temps que Luc Besson prenne sa retraite. Ses scénario sont de plus en plus mauvais, et il devient ridiculement maladroit avec les nationalités, enchaînant des clichés plus embarrassant les uns les autres. Pire encore, d’une scène à l’autre il hésite quant à la langue parlée (français / anglais). Mais le plus gros problème vient du fond : une banale histoire invraisemblable d’agent secret traquant un criminel avec en toile de fond un homme essayant de devenir père. D’habitude on se rend moins compte du vide extrême de ses films, mais le dosage d’action est mauvais, ne retrouvant que peu de scènes dynamiques, et toutes sont oubliables. Les acteurs sont globalement inconsistants, et rien ne saura sauver ce film, que ce soit sa réalisation bateau ou son scénario risible. Même pour les moins exigeants cherchant juste un bon gros film comme en savait le faire EuropaCorp, ils ne pourront qu’être déçu par cette dernière production bien fade.

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