Itinéraire bis

Itinéraire bis
2011
Jean-Luc Perreard

Ces dernières années quelques comédies romantiques françaises sont sorties du lot, comme La Chance de ma vie ou 20 ans d’écart, mais ça ne sont là que de rares exceptions.  Passé complètement inaperçu lors de sa sortie, ayant même connu un effondrement énorme d’une semaine sur l’autre, le film conjuguait en plus ce bide avec des critiques effroyables. Un fait vieux de trois ans, donc oublié, et voilà comment un journal télé corrompu nous livre en pâture une daube des plus désagréables.

Une conne, un connard. Jean (Fred Testo) était convié à un mariage censé se dérouler le lendemain, et étant un proche ami du père de la mariée, il lui confia le cadeau de mariage : une magnifique voiture de sport édition limitée. Pendant ce temps, une petite serveuse qui a réussi à mettre le grappin sur un fils de riche grâce à son joli minois, Nora (Leila Bekhti), commençait à lasser son petit copain de par son caractère dédaigneux et ses caprices de petite princesse, l’incitant fortement à la jeter par dessus bord, gênant en plus sa course de voilier. Et voilà comment Jean, amenant la voiture au mariage, va rencontrer Nora, nageant jusqu’au rivage. Lui aussi naturellement attiré par cette beauté presque tombée du ciel, Jean va alors décider de jouer les chevaliers servants, l’escortant jusqu’où bon lui semblera en dépit de ses engagements.

Le film est donc une espèce de road-movie où le gars envoi chier tous ses amis pour peut-être pouvoir se faire une belle jeune fille, pourtant difficilement supportable de par son égoïsme hallucinant, son méprit des autres et sa façon détestable de jouer avec son chauffeur. Ce dernier est d’ailleurs l’un des plus gros sodomite jamais vu, ruinant un mariage sans le moindre scrupule, et se trouve même être un mythomane compulsif, toujours à l’affût d’une flatterie. On se retrouve alors avec deux protagonistes principaux, et quasi exclusifs, antipathiques au possible, nous mettant constamment dans un état de rage face à une insouciance aussi dévastatrice. C’en est même grotesque quand les deux laissent derrière eux leurs portefeuilles (incluant donc carte d’identité et permis de conduire, les mettant dans l’illégalité la plus totale) et même leurs téléphones portables, comme si cela n’était que des babioles insignifiantes. Se pose même une incohérence de taille puisque tout cela est dû à une pénurie financière et que leur larcin est resté avec le reste. Pourtant, l’argent continue de couler à flot. Point de rattrapage final non plus, la médiocrité n’épargnant aucun pan du film. Le film n’est donc qu’une lente agonie où chaque étape de l’histoire est une insulte au bon sens, chaque minute un calvaire.

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