Fruitvale Station

Fruitvale Station
2014
Ryan Coogler

Alerte, piège à con ! Il est vrai que chaque année le festival de Sundance nous réserve de belles surprises parmi le cinéma d’auteur américain, de même dans une moindre mesure celui Deauville, alors quand on voit un film qui en ressort avec le premier prix, la curiosité est piquée au vif. Succès surprise aux Etats-Unis, le film y avait obtenu une sortie nationale en un temps record, obtenant au final 16 M$, très rare pour ce genre de productions. Bref, une perle annoncée, en plus tirée d’une histoire vraie. Mais malheureusement, la réalité politique et manipulatrice du film contrastent de façon incompréhensible.

Dans la nuit du jour de l’an au passage en 2009, il y eu une altercation entre des jeunes et les forces de polices. Le film revient sur la vie du principal concerné, Oscar Grant (Michael B. Jordan), un afro américain de 22 ans, jeune père qui avait passé un peu de temps en prison deux ans auparavant pour trafic de drogue. Il essayait alors de reconstruire sa vie, se focalisant sur sa famille, et peut être sortir de son chômage.

Foutage de gueule. Non de dieu, c’est tiré d’une histoire vraie ? Énorme, il va forcément se passer quelque chose de fou ! Alors on attend, bassiné par l’histoire d’un ex dealer de merde qui trompe sa femme, est un père exécrable, et vit aux crochets de la société sans l’ombre d’un remord. Incapable même de sauver un pauvre chien froidement abattu par un connard qui ne sera même pas inquiété par une quelconque forme de justice (gageons qu’il brûle en enfer). Voilà, c’est une ancienne petite frappe aujourd’hui insignifiante, et le voir rendre visite à sa famille, discuter et traîner est un véritable supplice. Les minutes passent et toujours rien à l’horizon, et il faudra attendre une heure entière pour que « l’événement » survienne (insupportable pour un film d’à peine 1h25), tout ça pour un banal cas de racisme et d’excès de zèle. Les acteurs ne sont pas bons, la réalisation est affreuse, le rythme aberrant et l’histoire est donc d’une médiocrité absolue, dénuée de toute forme d’émotion, à supposer qu’on en ait quelque chose à foutre. Lamentable…

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