Triple alliance

Triple alliance
2014
Nick Cassavetes

Illustré avec brio dans le genre dramatique, Nick Cassavetes s’essaye pour la première fois à la comédie pure et dure à l’américaine, donc avec un casting pareil forcément auréolé de succès (194 M$ dans le monde). Un succès relativement compréhensible dans la mesure où l’histoire avait un certain potentiel comique, mais son développement sera d’une pauvresse désarmante.

Femme d’affaire qui a bâtit son empire, Carly (Cameron Diaz) avait enfin réussi à avoir la seule chose qui lui manquait dans la vie : l’amour. Lui aussi couronné de succès et très riche, son beau Marc (Nikolaj Coster-Waldau) n’est pourtant pas le modèle de perfection qu’elle croyait. Voulant le surprendre chez lui, elle va tomber nez-à-nez avec sa femme, Kate (Leslie Mann), qui comprendra bien vite qu’il ne s’agissait pas d’une erreur. Les deux femmes vont alors se lier d’amitié, et avec Amber (Kate Upton), une autre maîtresse de Marc, elles vont décider de lui pourrir la vie.

La revanche des blondes. La femme et la maîtresse qui se lient d’amitié, c’est cocasse, mais avec une autre maîtresse, la situation pouvait devenir franchement énorme. Un trio qui avait un certain potentiel, les trois femmes étant singulièrement différentes : l’une étant une femme d’affaire intelligente, la femme étant une folle stupide, et la troisième alliant jeunesse et beauté arrogante, mais avec une gentillesse la rendant sympathique. Assister à un lynchage en règle de la part de ses trois déesses pouvait être source de beaucoup de rires, mais le bilan sera mauvais. Déjà, il faudra attendre un temps fou pour que cette situation que nous vendait le film se mette en place, et il faudra en plus conjuguer ça avec le personnage désastreux de la femme. Juste insupportable, jamais drôle et souvent honteuse. Elle plombe magistralement le film. Ensuite, la dernière maîtresse, Amber, ne sera que peu développée, déséquilibrant totalement les rôles, perdant ainsi en efficacité. Et de toute façon, la vengeance tant attendue décevra au plus haut point : rien de neuf, d’osé ou même de spécialement drôle. Un film au raz des pâquerettes qui évite de peu le naufrage total grâce à une réalisation honnête et une Cameron intéressante, mais on se fait tout de même lourdement chier.

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