Sabotage

Sabotage
2014
David Ayer

Bide de classe maximum pour ce nouveau gros film d’action (17 M$ de recettes mondiales pour plus du double de budget) qui confirme le rejet massif de ces tentatives de renouer avec les années 80 où ce genre de film étaient le fer de lance du cinéma. Et avec la claque Expendables 3, bien que la Chine pourrait sauver à elle seule la franchise si le maintient est à la hauteur de son démarrage record, il est probable que ce genre de projet disparaisse définitivement de nos écrans.

La ville d’Atlanta est gangrenée par la drogue, et face au problème la police locale y a mit les moyens : une dizaines de militaires (incluant Sam Worthington, Terrence Howard, Joe Manganiello et Josh Holloway), véritables machines de guerre, dirigée par un John Wharton (Arnold Schwarzenegger) qui n’a plus rien à perdre, ou du moins le croyait-il. Pensant s’enrichir salement sur le dos de la pègre, ils pensaient s’être mit dix millions de côté pour ses gars durant une descente, mais l’argent ni y était plus. Depuis, les membres de l’escouade tombent les uns après les autres.

Le film commence pas mal du tout : un gros tank, une villa mafieuse, des guns et des mitraillettes, des murs qui deviennent de la poudre à force de perforation, un casting musclé avec des noms intéressants, et des morts bien gores. Bref, ça envoi du très très lourd. Puis plus rien, ou presque. Des discutions ultra stéréotypées, de l’alcool, des femmes, du sexe et plein de substances illicites : voilà ensuite à quoi se résume le film. Les personnages n’ont pas vraiment le temps de nous convaincre que déjà la boucherie commence avec une pseudo enquête bien molle. Des meurtres en série, bien mit en scène contrairement aux séquences explosives maladroites, intéressants de par le côté sanglant mais inconsistant niveau histoire. Le suspense ne se sent pas vraiment, et difficile de se sentir concerné quand même leur chef semble indifférent au sort des siens. Trop peu de scènes retiennent notre attention, et un effet Game of Thrones pèse sur le film, nous lassant de voir ainsi tous les personnages importants crever de façon minable. On aurait même presque tendance à s’ennuyer. Heureusement, la fin donne un dernier coup de fouet salvateur, mais globalement ce défilé de gros bras sanguinaires est assez quelconque.

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