Charlie Countryman

Charlie Countryman
2014
Fredrik Bond

Soupir de soulagement : Shia LaBeouf ne se retirera finalement pas du monde du cinéma à cause de son hommage perçu comme un plagiat dans son court-métrage. Malgré le côté extrêmement divertissant de sa trilogie Transformers, le pauvre n’avait pas vraiment eu l’occasion de prouver sa valeur ses dernières années. Un fait balayée par cette petite production indépendante des plus surprenantes.

La vie réserve bien des surprises, et certaines des plus mauvaises peuvent amener à des découvertes stupéfiantes. Pour Charlie Countryman (Shia LaBeouf) l’humeur n’était pas haut beau fixe depuis la mort de mère, et souhaitant exhausser sa dernière volonté il parti pour Bucarest, mais le voyage connu lui aussi un triste sort : son voisin décéda durant le trajet. Encore émissaire posthume, il devait adresser un message à la fille de l’homme en question, et sa rencontre fut un choc : il tomba immédiatement amoureux de Gabrielle (Evan Rachel Wood). Seulement voilà, elle est encore mariée à un dangereux mafieux, Niguel (Mads Mikkelsen), malgré le fait qu’elle ne veut plus le voir. S’interposer aurait été une folie, mais l’amour rend fou.

Le film commence très fort en démontrant dès les premiers instants le talent de Shia LaBeouf, véritablement bluffant tout du long, et en instaurant une ambiance étrange et particulièrement réussie par le biais d’une quasi anecdote et pourtant magnifique sur une habileté du personnage principal. L’histoire se laisse difficilement appréhender de par l’étrangeté perpétuelle qui anime le film, mais elle se révèle au final assez classique sur le fond, se limitant à une romance dans un milieu mafieux et dangereux de l’Europe de l’Est. En revanche, le film est incroyable du point de vu visuel. Une claque en terme de réalisation qui nous subjugue par une image hallucinée, déformée par la couleur des néons de la nuit, et trouvant en une prise de LSD l’une des scènes les plus belles du cinéma, d’autant plus vrai de par la rencontre dans l’auberge de jeunesse avec un Rupert Grint méconnaissable. Un rythme soutenu, une bande-son géniale, un univers parfait et des acteurs offrant une performance énorme : le film est une immense réussite de bout en bout nous surprenant jusqu’à la fin grâce à l’instabilité des personnages, véritables missiles émotionnels prêt à exploser à tout moment. Une œuvre singulière qui réjouit profondément.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.