Usurpateur

Usurpateur
2014
Ana Piterbarg

La vie est parfois terriblement décevante. On se réveil un beau jour avec l’envie d’en finir tant le bilan de notre vie nous insupporte. Un quotidien morose, une absence total de joie de vivre, tout n’est que cendres dans la bouche. Au fond du trou, séparé de sa femme suite à une dispute, Augustin (Viggo Mortensen) va recevoir la visite de son frère jumeau, Petro. Agonisant d’un cancer, il était venu quérir l’aide de son frère pour mettre fin à ses souffrances, une occasion inespérée pour ce dernier. Son frère mort, il n’aurait qu’à le remplacer dans sa vie simple et aventureuse, en plein cœur des forêts tropicales d’Argentine. Mais ce qu’il ignorait, c’est que ce dernier était complice de meurtre…

Ah, ce doux rêve de communion avec la nature, le retour aux sources salvateur ! Une petite cabane, un chaleureux feu de cheminé, la joie d’être avec un être aimé, une petite brise légère et humide, le calme de la rivière qui s’écoule : voilà ce qu’on peut appeler un petit coin de paradis. Le bonheur est à portée de main, et avec un acteur aussi formidable que Viggo Mortensen, on aurait pu atteindre des sommets. Malencontreusement, le bilan sera très mitigé. Une fois avoir laborieusement installé la situation si prometteuse, le film mettra un temps fou à essayer de développer l’histoire, en vain. L’originalité n’aura été qu’éphémère, et la fin est même carrément mauvaise tant elle tente une morale contre-productive sur le bonheur qui ne se trouverait pas chez les autres. Des décors magnifiques, un personnage principal très fort, une base scénaristique solide, et pourtant il n’en reste que si peu à l’arrivée. Un film encore à l’état de brouillon.

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