Fastlife

Fastlife
2014
Thomas Ngijol

Après avoir connu la gloire avec l’original et hilarant Case Départ qui l’a fait sortir de l’ombre, l’acteur-réalisateur Thomas Ngijol a ensuite un peu trébuché avec le décevant Crocodile du Botswanga, bien que relativement drôle. En mode solo cette fois, son compère Fabrice Eboué ne faisant qu’un léger caméo, il signe une autre comédie, malheureusement pas au niveau.

Il campe ici Franklin Ebagé, français d’origine camerounaise, ex star du sprint. Immense sportif de son pays, il fut surnommé Fast Life, le serpent noir, champion national du 100 mètre, ayant même obtenu une médaille d’argent aux Jeux Olympiques. Une icone aujourd’hui déchue, incapable de gagner la moindre course, plus célèbre désormais pour ses frasques et ses dérapages en dehors du stade. Une situation qu’il vit très mal, faisant vivre un enfer à proches par son aigreur et sa mauvaise fois.

Un sportif c’est souvent con, mais là c’est du lourd. Le connard de classe internationale, s’en battant le steak des problèmes des autres et ne se focalisant que sur ses délires mégalomanes complètement déplacés. Imbuvable, violent, agressif et malpoli : l’antipathique dans toute sa non splendeur. C’est drôle un moment, mais on s’en lasse vitesse éclair, le film évoluant avec un lenteur atroce, usant jusqu’à la moelle son principe il est vrai sympathique, mais en l’état bien trop vide. Des gags éculés, un scénario écrit à l’arrache et totalement incohérent : c’est malheureusement là la triste réalité. L’ennui s’installe et la fin est fainéante à souhait, donc vraiment pas grand chose à en tirer. Même pour passer le temps, ça n’en vaut le coup.

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