Si je reste

Si je reste
2014
R.J. Cutler

Joli petit succès de fin d’été, surtout aux Etats-Unis, le film est l’adaptation du roman « If I stay » de Gayle Forman, partant d’un principe si accrocheur et dont on ne peut qu’entrevoir toutes les possibilités : une jeune fille dans le coma qui, du haut de sa projection astrale, doit décider si elle va vivre ou non. Un potentiel quasi infini, mais qui ne sera qu’à peine effleuré ici.

Fauchée au meilleur moment de sa vie. Alors âgée de 17 ans, Mia (Chloë Grace Moretz) avait le monde qui s’ouvrait devant elle, s’apprêtant à faire son entrée à l’université, et peut-être se voir la chance de devenir la plus grande violoncelliste du monde en continuant sa formation à Juliard. Plus encore, l’amour lui avait ouvert ses portes, et avec une famille géniale et qui l’aime, le bilan de sa vie paraissait grandiose. Pourtant, elle va se retrouver dans le coma après un terrible accident de voiture, projetée hors de corps sous forme astrale, et revenir dans sa vie ne lui paraîtra pas si évident aux vus de certaines circonstances.

Qui n’a jamais rêvé d’être libéré des contraintes corporelles ? Personnellement, si après ma mort l’option fantôme est disponible, dans des conditions similaires au cas présent, c’est sans seconde pensée que je signerai. Quel gâchis alors d’utiliser ce potentiel pour simplement réfléchir dans un hôpital ! Et de manière générale même, c’est désolant. Partir d’une si belle et grande idée pour en faire un banal teenage-movie, qui plus outre a de sacrés airs de High School Musical, c’est bien dommage. Pas raté, mais dommage. Ce qu’on espérait / attendait, c’était de l’émotion, du spirituel philosophique, mais une seule scène de tout le film répondra à nos prière : l’une des toutes dernières avec le grand-père, unique passage un temps soit peu bouleversant. Pour un sujet pareil, l’approche n’est presque pas exploitée, ou très mal, et le film n’est au final qu’une succession de flash-back sur la vie ordinaire d’une adolescente typique. Un bon film, mais très loin de réaliser son potentiel. Espérons qu’ils ne réaliseront pas la suite du roman, qui perd la seule originalité de celui-ci. PS : je ne me rappelle plus qui m’avait parlé de fin ouverte, mais elle ne l’est pas du tout.

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