Les âmes de papier

Les âmes de papier
2013
Vincent Lannoo

Que devient-on après notre mort ? Les fantômes existent-ils ? Peu-on réellement entrer en contact avec ? Voilà le genre de questions qu’on aurait aimé voir aborder par le film, qu’on pensait qu’il aborderait vu son sujet, mais il n’en sera rien. Magnifique fable de Noël poignant doublé d’une romance émouvante ? Encore raté. Mais qu’est le film, qu’ont-ils voulu faire ? La question se pose encore…

Écrivain d’un genre peu commun, Paul (Stéphane Guillon) raconte la vie des morts. Son boulot consiste donc à écrire des éloges funèbres aux funérailles. Mais cette fois-ci, la requête fut quelque peu différente : une pauvre veuve, Emma (Julie Gayet), a besoin de lui pour que son fils se remette de la mort de son père, toujours aussi abattu un an après. Lui même brisé par la mort de sa femme, Paul va pour la première fois depuis longtemps reprendre goût à la vie grâce à Emma. Mais un jour, une personne va frapper à sa porte : Nathan (Jonathan Zaccaï), le défunt mari de sa nouvelle amie.

Pas d’une originalité folle, l’histoire avait au moins le mérite de proposer quelque chose d’assez fort : le retour dévastateur d’un mort, voulant du coup reprendre sa place au sein de sa famille, alors même qu’un pauvre homme était en train d’y trouver son salut. Mais alors qui est-il vraiment ? Sa mort avait-elle été annoncée par erreur ? Est-ce un fantôme de passage qui risque de faire plus de mal qu’autre chose ? Les réponses tardent et déçoivent, laissant l’histoire patiner salement durant une bonne partie du film. Le rythme est affreux et l’action se disperse pour un rien, nous racontant la plupart du temps des choses totalement inutiles qui ne desservent ni l’histoire ni les personnages. Mention spéciale à Pierre Richard et son délire sur Varsovie, une hérésie artistique. Et au final le filon n’est quasiment pas exploité, le côté ironique ne nous faisant par rire, et le côté dramatique ne nous touchant pas non plus. Un travail de sagouin donc, pas totalement inintéressant, mais fondamentalement raté.

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