The X Files, le film

The X Files, le film
1998
Rob Bowman

Après nombre de saisons à nous balader à grands coups de complots gouvernementaux, faux-semblants et autres mascarades pour discréditer la thèse extraterrestre, la cinquième saison de la série événement X-Files mettait enfin les points sur les i. Oui : une invasion extraterrestre se prépare bien, se prépare même depuis la nuit des temps, et l’homme à la cigarette et ses associés ont négocié les conditions de l’imminente colonisation, servant l’humanité sur un plateau aux envahisseurs. Néanmoins, la recrudescence d’une autre race alien, les sans-visages, sorte de rebelles terroristes, permet d’envisager une autre alliance, tout aussi incertaine, mais qui permettrait de mettre au point un antivirus contre l’agent pathogène de ceux du premier contact, et ainsi donner une vraie chance à la résistance.

Le film était donc censé apporter quelques réponses supplémentaires à cet arc de la série, le tournant majeur pourrait-on dire même. Toujours pas réaffectés aux « affaires non-classées », il faudra pour ce faire attendre le début de la saison 6, les agents Mulder (David Duchovny) et Scully (Gillian Anderson) vont être rattrapés par la vérité. Témoins d’un terrible attentat, ils vont être accusés d’être responsables de la mort de cinq personnes, non-évacuées de l’immeuble qui a sauté. Mais sont-elles réellement mortes lors de l’incident ? Un contact de Mulder affirme le contraire, le mettant sur la piste d’une souche préhistorique du pathogène extraterrestre.

L’une des séries les plus appréciées et suivit de l’histoire, The X-Files était alors au sommet de sa gloire, ressortant de sa cinquième saison avec une moyenne record de 19,8 millions de spectateurs, et ce sans l’exposition historique de l’épisode post-Superbowl de la saison précédente. L’intégralité de l’équipe technique et artistique était de retour pour cette aventure cinématographique, avec au passage un budget solide de 66 M$, permettant au show de jouer dans la cours des grands. Passer du petit au grand écran est néanmoins un sacré pari, mais avec près de 190 M$ récoltés dans le monde, ce fut une belle victoire. Mais le film fut-il à la hauteur des attentes ? Non, loin s’en faut. Si le passage en 16/9, l’amélioration de la qualité des caméras et l’effort de présentation sont flagrants, on a plus l’impression de se retrouver face à double épisode de la série, et pas forcément très bon. On retrouve le même soucis d’économie de moyens, avec un unique plan ambitieux sur la fin, et l’histoire n’est qu’un bête prolongement pas très intéressant de l’arc de la série. Uniquement centré sur le virus et oubliant totalement certains aspects de l’histoire comme les sans-visage, le film n’est qu’une enquête de plus sur cette même affaire de colonisation, et au final on n’en saura pas plus et rien n’aura tellement bougé. On retrouve bien sûr tout ce qui fait le succès de la série, et le film l’exploite bien avec sa mise en scène sublimée, mais on s’attendait forcément à plus au cinéma, alors qu’au final on assiste à un gros épisode, pas spécialement inspiré d’ailleurs.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.