Catlow

Catlow
1971
Sam Wanamaker

La grande époque des Westerns battait encore son plein malgré les précédentes décennies qui s’étaient déjà copieusement gavées dessus, mais l’inspiration était en berne depuis un bout de temps, et rares étaient les films du genre à réellement se distinguer. Avec un casting relativement solide doté de figures oubliées comme Yul Brynner ou Richard Crenna, mais aussi feu Spock, Leonard Nimoy, on aurait pu croire à un minimum d’effort, mais loin s’en faut. On se retrouve ici devant une insipide comédie pseudo parodique sur deux compagnons d’armes, l’un devenu shérif, l’autre voyou, l’un voulant arrêté l’autre, très taquin et qui adore narguer son vieil ami, tandis qu’un troisième homme, plus ou moins shérif, veut abattre le voyou car il coûte cher à ses supérieurs.

Un jeu du chat et de la souris très bas de gamme, multipliant les clichés du genre et les hasards fortuits, avec d’insupportables éclats de rire face caméra, presque autant que les éternelles fusillades miraculeuses. Les personnages sont ratés au possible, tout particulièrement le voyou interprété par Yul, censé être américain avec sa tête d’asiatique et son accent québécois. Leur psychologie est ridicule tant rien ne semble pouvoir être prit au sérieux, et on a rarement vu aussi peu de neurones se bousculer tant l’absence de plans est totale. L’ennui s’installe très vite, et rien ne viendra sauver le film : l’humour est foireux, pas de rôle intéressant, des paysages trop classiques, et un traitement des indiens primitif justifiant le génocide. Même pour les nostalgiques inconditionnels, mieux vaut passer son chemin.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *