22 Jump Street

22 Jump Street
2014
Phil Lord, Christopher Miller

On ne l’attendait pas forcément mais la voilà, la suite de la sympathique comédie déjantée 21 Jump Street. Après tout le tandem marchait du tonnerre et le coup de deux pseudos flics censés s’infiltrer dans un milieu pour déjouer le crime peut se multiplier à l’infini (voir le générique de fin), donc cette suite allait probablement bien marcher aussi. Le résultat fut tout de même au delà de toutes espérances : une hausse spectaculaire (331 Vs 201 M$), surtout hors Etats-Unis où le marché a plus que doublé. Un succès à mettre surtout au crédit de la popularité du premier volet, puisque celui-ci ne se distingue pas outre mesure.

Improbables lycéens attardés sous couverture pour démanteler un trafic de drogues, Schmidt (Jonah Hill) et Jenko (Channing Tatum) sont de retour pour mettre à mal un nouveau cartel dont leur nouvelle drogue, la Wifi, fait des ravages dans le milieu universitaire. Eux qui n’ont jamais mit les pieds dans une fac, ils vont devoir se fondre dans la masse pour mener l’enquête.

C’était pourtant il n’y a que deux ans, mais mes souvenirs du premier étaient flous. Bloqué sur quelques gags trop visuels et en dessous de la ceinture, j’avais oublié que globalement le film était drôle, très drôle même, et en voyant le coup de la pieuvre et l’honteuse impro mexicaine, j’ai cru que j’étais replongé dans les méandres de la comédie américaine. D’autant que le film s’annonce lui même comme un quasi remake du premier, disant clairement que les gens ont aimé leur investigation et que du coup ils sont de retour avec du plus gros matos, glissant au passage un clin d’œil pas très discret pour un troisième volet déjà prévu. Puis arrivé à l’université c’est une avalanche de clichés ahurissants, et pourtant ça marche. Reposant sur le style parodique, le film malmène le genre du film d’espionnage en le tournant en ridicule, car plus c’est gros mieux ça passe. C’est subtilement grossier, notamment pour le viol en prison et surtout le « tour de stade » de Schmidt après sa nuit musclée, nous préparant à des moments d’anthologie. Néanmoins, cette seconde aventure évite de sombrer dans la vulgarité et fait plus d’effort d’imagination pour ses gags visuels. Le cadre change et l’efficacité reste entière, et avec un générique de fin magnifique on dit amen. Pour les suites, le potentiel reste entier, mais quant au cross-over avec Men in Black, la prudence est de mise.

Ce contenu a été publié dans Cinéma, Critiques. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.